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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MOUVEMENT DIURNE DU UEU.

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certain nombre de points, représentant, les principales étoiles, enles disposant, les unes par rapport aux autres, et par rapport à l'axede rotation PQ, de la même manière que ces étoiles le sont dans leciel. Si l'on fait tourner le globe dans un sens convenable, on verrachaque étoile décrire un cercle en s’élevant et s'abaissant successi-vement. Les unes, suffisamment rapprochées du pôle boréal P, nes’abaissent jamais au-dessous du cercle HH porté par le pied N,et figurant l'horizon de l’observateur qui est censé occuper le centrede la sphère. Les autres, au contraire, sont tantôt au-dessus, tantôtau-dessous de ce cercle ; elles se lèvent d'un côté, montent de plusen plus, puis s’abaissent, et finissent par se coucher de l’autre côté.D'autres enfin , voisines du pôle austral Q, restent toujours au-dessous de l'horizon HH, et ne deviennent jamais visibles. Le cerclefixe MM ligure le méridien, dans lequel chaque étoile vient passerdeux fois, pendant qu elle décrit, son cercle diurne.

§ 72. Jour sidéral. — On n’a jamais reconnu la moindre diffé-rence entre les durées des rotations successives de la sphère céleste.La durée d une rotation, c’est-à-dire le tomps que la sphère célestemet à faire un tour entier, est donc éminemment propre à servird'unité pour la mesure du temps ; on lui donne le nom de joursidéral (du mot latin shlus, sideris, qui veut dire étoile).

Le jour sidéral est un peu plus petit que le jour ordinaire, dontnous verrons la définition plus tard ; il en diffère d'environ quatreminutes. 11 se divise de même en 24 heures, que l'on nomme heuressidérales; l'heure sidérale se divise en 60 minutes sidérales: et laminute sidérale en 60 secondes sidérales ; le temps évalué au moyendu jour sidéral et de ses subdivisions, se nomme temps sidéral.

§ 73. Grande distance îles étoiles. — Quel que soit le lieude la terre où l'on effectue la série d’opérations que nous venonsd'indiquer, pour arriver aux lois du mouvement diurne, on trouvetoujours le même résultat : l’ensemble des étoiles paraît toujoursanimé d’un mouvement de rotation autour de la ligne des pôles,définie pour chaque lieu, comme nous l’avons dit précédemment.H est bien clair cependant que la ligne des pôles, que l’on trouveen un lieu de la terre, n'est pas la même que celle qu’on trouve enun autre lieu ; et que, d’un autre côté, la rotation diurne des étoilesno peut pas s'effectuer à la fois autour de plusieurs axes différents.L’identité des résultats que l'on obtient relativement au mouvementdiurne, dans les divers lieux où l’on s'installe pour faire des obser-vations astronomiques, ne peut s'expliquer qu'autant qu’on admetque les dimensions de la terre sont excessivement petites en com-paraison des distances qui existent, entre elle et les étoiles. On