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voit eu effet que , s'il eu est ainsi, il suffit que l’axe autour duquella sphère céleste tourne, ou semble tourner, passe par un lieu dé-terminé de la terre, pour que son mouvement présente exactementles mêmes apparences pour tout autre lieu d’observation égalementsitué sur la terre : la distance à laquelle l'observateur se trouve del'axe de rotation est tellement faible, eu égard au grand éloigne-ment des étoiles, que les choses se passent de la même manièreque s’il était situé précisément sur l’axe lui-même; et les diverseslignes autour desquelles les différents observateurs voient tournerla sphère céleste ne sont autre chose que des parallèles à cet axede rotation menées par les lieux où ils sont placés. Autrement, siles dimensions de la terre n'étaient pas comme nulles à côté de ladistance des étoiles, les apparences que présente le mouvementdiurne seraient nécessairement différentes, suivant qu’on l'obser-verait d'un lieu ou d'un autre.
Nous arrivons ainsi à une première notion sur la grandeur de ladistance qui nous sépare des étoiles. Cette notion, nécessairementtrès imparfaite, sera complétée plus loin. Nous verrons, en effet,qu'on a pu parvenir à mesurer la distance de la terre à un trèspetit nombre d’étoiles, celles qui sont le plus rapprochées de nous ;et quelle que soit l’idée que l'on ait pu se faire du grand éloigne-ment des étoiles, par les considérations précédentes, on reconnaîtraqu’en réalité cet éloignement est encore beaucoup plus considérablequ'on ne l'avait cru d’abord
§ 74. Rotation tic la terre. — Avant d aller plus loin, cher-chons à nous rendre compte de ce mouvement diurne des étoilesdont nous venons d’indiquer les lois.
Nous avons dit précédemment (§ 55) que la terre est une masseisolée dans l’espace, et qu'il pourrait bien se faire qu elle fût enmouvement ; si cela était, nous qui sommes sur la terre, et qui par-ticipons à son mouvement sans en avoir conscience, nous attribue-rions naturellement aux objets extérieurs un mouvement qui neserait qu’une apparence due au déplacement de la terre elle-même.C’est ainsi qu’un voyageur, placé sur le pont d’un bateau qui suitle courant d'une rivière, voit les objets situés sur les bords marcheren sens contraire du sens dans lequel le bateau se déplace ; et s'iloubliait qu'il est lui-même en mouvement, il regarderait ce dépla-cement des objets extérieurs comme étant un mouvement réel.Cherchons donc à reconnaître si le mouvement diurne des étoilesne rentrerait pas dans ce cas ; si ce ne serait pas une simple appa-rence due à un mouvement dont la terre serait animée.
Il n'est pas difficile de trouver le mouvement que devrait avoir