Buch 
Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
Entstehung
Seite
153
JPEG-Download
 

lunette u fi ium i:\ne. If,;;

dienne contient quatre autres fils mi, pp, «V, ;)'//, tous paral-lèles à mm, et placés symétriquement de part et d'autre. Au lieude se contenter d'observer l'instant du passage de l'image d'unastre derrière le fil méridien mm, on observe les instants de sespassages derrière les cinq fils parallèles, et l’on prend la moyennedes valeurs du temps correspondant à chacun de ces cinq pas-sages; on trouve ainsi un résultat plus exact que si l’on s’en étaittenu à une seule observation.

§81. La lunette méridienne doit naturellementôtreaccompagnéed'une horloge d'une grande précision, destinée à indiquer le tempscorrespondant à chaque observation. Cette horloge, dont le moteurest un poids, et le régulateur un pendule (§ 11), est disposée demanière à marquer le temps sidéral (§ 72). Un cadran, divisé en21 parties égales, est parcouru par une aiguille dans l’espace d’unjour sidéral ; l'aiguille met donc une heure sidérale à parcourir unedes divisions. Une seconde aiguille fait un tour entier en une heure,et son extrémité se meut sur un cercle divisé en 60 parties égales ;chacune de ces parties est parcourue par cette aiguille en une minutesidérale. De même une troisième aiguille fait un tour entier en uneminute, et emploie une seconde sidérale à parcourir la 60' partie ducadran sur lequel elle se meut. Chaque oscillation du pendule s’ef-fectue en une seconde, en sorte que le commencement des secondessuccessives est marqué par le bruit que fait l’échappement de l'hor-loge à chaque oscillation du pendule. L’observateur, qui a l'œil àla lunette méridienne, et qui a regardé d’avance la position qu'oc-cupaient les aiguilles de l'horloge, peut compter les secondes suc-cessives à l'aide de ce bruit, et connaître -à chaque instant l’heuremarquée par l’horloge sans se déranger de son observation.

D’après ce qui vient d'être dit, on comprend comment on peutdéterminer, à une seconde près, l'heure à laquelle un astre passeau méridien ; mais ce degré d’approximation serait loin d’être suf-fisant, ainsi que nous le verrons bientôt. Aussi les astronomesemploient-ils des moyens particuliers pour fractionner le temps,plus que ne le font les horloges à secondes; et ils parviennent, avecun peu d’habitude, à évaluer le temps à un dixième de secondeprès. Deux moyens différents leur servent pour atteindre ce but. Lepremier consiste à régler sa respiration sur les battements du pen-dule; la portion plus ou moins grande d'une période du mouve-ment respiratoire qui s’est produite, à l'instant même où s’etfectuele passage de l’astre observé derrière un des fils de la lunette, per-met d'évaluer le nombre do dixièmes de seconde qui se sont écoulésdepuis le dernier battement du pendule jusqu'à cet instant. Le se-