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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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180 FIGURE UE J. A TERRE.

24 heures sidérales à faire un tour entier, c’est-à-dire à tournerd'un angle de 360° : chaque heure correspondra à un angle de15 degrés; chaque minute de temps, à un angle de 15 minutes;et chaque seconde de temps, à un angle de 15 secondes (§ 82).

Le principe de la mesure des longitudes géographiques est, commeon voit, tout aussi simple que celui de la mesure des latitudes;mais l'application en est incomparablement, moins facile. La déter-mination des longitudes est une des opérations qui présentent leplus do difficultés. C’est ce que nous ferons comprendre sans peine,par les détails dans lesquels nous allons entrer.

Au premier abord, il semble tout aussi simple de déterminer lalongitude d'un lieu que de mesurer l’ascension droite d’un astre:l'ascension droite se trouve, en observant le temps qui s’écouleentre les passages de l’astre et de l'origine des ascensions droites,dans le méridien du lieu où l’on est placé; la longitude d'un lieus'obtient en observant le temps qui s’écoule entre les passages d’unemôme étoile dans le méridien du lieu et dans le méridien qui sertd’origine aux longitudes. La différence essentielle entre ces deuxopérations, c’est que, pour mesurer une ascension droite, l'obser-vateur ne se déplace pas, et se sert d’une même horloge sidéralepour déterminer le temps dont il a besoin; tandis que, pour mesu-rer une longitude, il faut observer les passages d'une même étoiledans deux lieux différents, et comparer les temps que marqueraitune môme horloge sidérale, lors de ces deux passages. Il n’est paspossible de se servir d'une même horloge pour cette dernière opéra-tion ; deux observateurs, placés chacun dans un des deux lieux pourobserver le passage de l'étoile se servent nécessairement de deuxhorloges différentes. Les indications fourrties par ces deux horlogesne peuvent évidemment servir à la détermination de l'angle com-pris entre les méridiens des deux lieux, que si elles sont complète-ment d’accord, ou au moins si l’on sait de combien l’une d’ellesavance ou retarde sur l’autre ; sans quoi il ne serait pas possible dedéduire des deux observations le temps qui s'est écoulé de l uneà l'autre. Or, c’est la comparaison de ces deux horloges, pour dé-terminer l’avance ou le retard de l une sur l’autre, qui présenteles plus grandes difficultés, en raison de la grande distance quisépare souvent les deux lieux où elles sont installées. Nous allonsvoir quels sont les divers moyens que l’on emploie pour effectuercelte comparaison.

Concevons que les lieux A, B, fig. 153, où sont placées les deuxhorloges dont on veut comparer les indications simultanées, soientassez rapprochés l’un de l’autre pour que de chacun d’eux on puisse