MESIRE DES LONGITUDES GÉOGRAPHIQUES. 181apercevoir une fusée lancée en un point intermédiaire C. A l'instantprécis où cette fusée éclatera en l'air, on notera, en A et en B, lesheures marquées par les deux horloges,et la comparaison des deux résultatsfera connaître la quantité dont l’unedes deux horloges avance sur l’autre.
Si les deux lieux dont il s'agit, sansêtre trop loin l'un de l'autre, ne sontcependant pas assez rapprochés pourque ce moyen réussisse, on peut seservir de plusieurs fusées lancées dedivers endroits, et d'horloges ou de chronomètres installés dansun nombre convenable de positions intermédiaires. Une fusée lancéeentre les points A, C, fUj. 154, permettra de comparer les mar-ches des horloges placées en ces deux lieux ; une seconde fusée,lancée entre les points C, D, fera également connaître l’avance oule retard de l’horloge placée en D sur celle qui se trouve en C, etainsi do suite ; enfin, de ces divers résultats partiels, combinésentre eux, on déduira sans peine le résultat définitif que l'on a envue, c’est-à-dire l’avance ou le retard do l'horloge placée en B surl'horloge placée en A.
L’invention toute récente et si merveilleuse du télégraphe élec-trique fournit un excellent moyen pour comparer les indicationssimultanées de deux horloges placées en des lieux qui sont reliésl'un à l’autre par un télégraphe de ce genre. Un signal, effectué àune des extrémités de la ligne télégraphique, se transmet avecune telle rapidité à l'autre extrémité de cette ligne, qu'on peutregarder cette transmission comme instantanée, sans commettreaucune erreur appréciable pour la question qui nous occupe. Cesignal, observé en môme temps par doux personnes placées auxoxlrémités de la ligne télégraphique, produit donc exactement lemôme effet que l’un des signaux de feu dont nous venons de parler.
Lorsque les deux lieux dont il s’agit sont trop loin l’un de l'autrepour qu’on puisse se servir de signaux de feu, et que ces deuxlieux ne sont pas reliés par un télégraphe électrique, on a recoursaux phénomènes cclosles. Nous ne pouvons, en ce moment, entrerdans aucun détail sur ce sujet ; nous y reviendrons plus tard,lorsque l'occasion s’en présentera. Nous nous contenterons seule-ment do dire qu’un phénomène instantané, qui se produit dans leciel, peut servir tout aussi bien qu'un signal de feu, ou un signalélectrique, pour comparer les marches des horloges placées en deslieux différents de la terre ; et qu’un pareil phénomène présente le
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Fig. 153.
Fig. i 54.