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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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FICLIIE DE EA TERRE.

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grand avantage de pouvoir être observé en même temps de lieuxextrêmement éloignés les uns des autres. Nous verrons plus lardquels sont les phénomènes célestes que l'on choisit pour cela.

Enfin un dernier moyen, qui peut servir dans toutes les circon-stances, consiste à transporter un chronomètre de l’un des deuxlieux dans l’autre, après l’avoir réglé sur l'horloge du premier deces deux lieux ; en comparant ce chronomètre avec la seconde hor-loge, on verra de combien elle avance ou retarde sur la première.Le chronomètre peut même tenir lieu de la seconde horloge, et êtreemployé à la détermination de l’heure à laquelle une étoile traversele méridien du second lieu. L’exactitude de cette méthode reposeessentiellement sur la bonté du chronomètre dont on se sert. Letransport de ce chronomètre d’un lieu à un autre exigeant souventun temps assez long, il est indispensable que, pendant tout cetemps, sa marche n’éprouve pas la plus légère variation, sans quoiil on résulterait une erreur notable pour la longitude cherchée.Cependant ce moyen de déterminer les longitudes est si commode,qu'il est presque toujours employé par les marins, et c’est dans cebut que l’on construit les montres marines, dont nous avons déjàparlé précédemment (§§ 16 et 17). Une bonne montre de cette es-pèce, mise d’accord au moment du départ avec l’horloge de l’Ob-servatoire de Paris, permet pendant longtemps aux navigateurs deconnaître, avec une exactitude suffisante, l’heure que marque cettehorloge à un instant quelconque ; en notant l’heure marquée par lamontre, au moment où une étoilo particulière traverse le méridiendu lieu oii l’on se trouve, et comparant cette heure avec celle à la-quelle on sait que la môme étoile traverse le méridien de Paris, onen conclut tout de suite la longitude du lieu rapportée à ce dernierméridien comme origine.

Dans certaines circonstances toutes spéciales, où l'on a besoin doconnaître la longitude d’un lieu avec une grande exactitude, on sesert de plusieurs chronomètres que l’on transporte simultanément,afin de pouvoir comparer constamment leur marche. Si tous ceschronomètres restent d’accord pendant toute la durée du voyage,il est extrêmement probable que leur marche a été aussi régulièreque celle d’une excellente horloge fixe, et l’on peut entièrement sefier aux indications qu’ils fournissent. En faisant faire d’ailleursplusieurs fois le même trajet à ces chronomètres, on obtient autantdévaluations distinctes de la longitude cherchée ; et la moyenne deces divers résultats, qui ne diirèrent jamais beaucoup les uns desautres, peut être prise comme la véritable valeur de cette longitude.La première opération de ce genre fut faite en 182i ; par ordre de