DIVERS ASPECTS DU MOUVEMENT DIURNE. 183
l'amiraulé anglaise, 33 chronomètres traversèrent six fois la mer duNord, pour déterminer les longitudes d'Altona, del lie de Heligolandet de lîremen, rapportées au méridien de l'observatoire de Green-wich. En 1813, l’empereur de Russie fit de même déterminer lalongitude de son nouvel observatoire de l’ulkowa (près Saint-Pétersbourg), par rapport à celui de Greenwich, au moyen de68 chronomètres que l'on transporta d’un lieu à l’autre et qui res-tèrent toujours parfaitement d’accord.
Pour trouver la longitude d’un lieu, on a besoin d’observer lepassage d'une étoile dans le méridien de ce lieu. 11 ne faut pascroire que, pour cela, il soit nécessaire d’y installer une lunette mé-ridienne. A l’aide du théodolite, si l’on est sur terre, ou du sextant,si l’on est en mer, on peut effectuer toutes les opérations néce^sairos à la détermination des longitudes, ainsi que des latitudes.Plus tard, lorsque nous serons en mesure de compléter les pre-mières indications que nous venons de donner sur la mesure deslongitudes, nous forons voir comment on se sert de ces instrumentsportatifs, de manière à suppléer à l’emploi des grands instrumentsfixes des observatoires.
Fig 1 , i 55.
§ 98. Divers aspects du mouvement diurne aux diffé-rents lieux de la terre. — Le mouvement dont tous les astressemblent animés, par suite de la rotation de la terre autour de sonaxe, ne présente pas partout les mêmes apparences ; ce mouve-ment change d’aspect avec la latitude du lieu d’où on l’observe.
Si l’on était placé à l’un des pôles p de la terre, fig. 153, onverrait l’axe du monde dirigé sui-vant la verticale pZ ; l'équateur cé-leste serait dans le plan do l’hori-zon HH'; toutes les étoiles situéesdans l'un des deux hémisphèresresteraient constamment visibles,et celles de l'autre hémisphère con-stamment invisibles. Chaque étoilesituée au-dessus du plan de l'hori- H (zon tournerait autour de la verti-cale, en décrivant un cercle parallèleà ce plan, et restant par conséquenttoujours à la même hauteur; aucuneétoile ne se lèverait ni ne se cou-cherait.
Étant placé en un lieu quelconque A, /ig. 156, situé entre l’équa-teur et l'un des pôles de la terre, on verra les choses se passer tout