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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MARCHE A SUIVRE POUR DETERM. LA FIG. DE UA TERRE. 187sairement un seul et môme plan ; ils sont seulement parallèles entreeux, puisqu'ils sont tous parallèles à l'axe de rotation de la terre,et qu’ils font un môme angle avec le méridien du lieu qui sert d'ori-gine aux longitudes.

On peut se faire une idée assez nette de la forme qu’affecte uneligne méridienne sur la surface de la terre, par les considérationssuivantes. Imaginons que l'on circonscrive à la surface de la terreun cylindre dont les génératrices soient perpendiculaires au planméridien d’un lieu particulier A, fig. 158. Ce cylindre touchera laterre tout le long d'une ligne ABC,qui ne sera autre chose que la mé-ridienne du point A. En effet, si l’onmène par un point quelconque B decette ligne un plan parallèle au planméridien du point A , c'est-à-direperpendiculaire aux génératrices ducylindre circonscrit, ce plan seraparallèle à l’axe de rotation do" laterre, et, de plus, il contiendra évi-demment la verticale du point B :donc ce plan sera le méridien du point B. Il en résulte que tous lesplans méridiens des divers points de la ligne ABC, sont parallèlesà celui du point A, c'est-à-dire qu’ils sont parallèles entre eux, etqu’en conséquence la ligne ABC est bien une méridienne.

On aura de même une idée de la forme de l’équateur, en circon-scrivant à la terre un cylindre dont les génératrices soient parallèlesà l’axe du monde. L'équateur sera la ligne de contact de ce cylindreavec la surface de la terre.

§ 101. Marche à suivre pour déterminer la figure de laterre. — Il nous est impossible d’effectuer des opérations autre-ment que sur la surface de la terre, ou au moins à une faible dis-tance de cette surface, telle que nous la comprenons (§ 93). C’estdonc uniquement par des opérations de ce genre que nous devonsétudier la surface de la terre, pour en déterminer la forme. Coqu’il y a de plus simple et de plus naturel pour cela, c’est de cher-cher de quelle manière varie la courbure de cette surface, d’un lieua un autre ; car de la connaissance des diverses courbures quelleprésente, nous devons pouvoir déduire, sans difficulté, celle desparties plus ou moins plates et des proéminences plus ou moinsprononcées dont elle est formée.

Mais ce n’est pas avec ce caractère de généralité que la questions’est présentée tout d’abord. Les considérations théoriques qui ont

Fig. 158,