iy'l Fit; LUE DE J.A TERRE,
qui lui correspond dans le réseau tracé sur la surface des mersprolongée; la base AB, ayant été mesurée sur un sol horizontal,comme on le pratique habituellement, peut être regardée commeun arc de cercle dont le centre est le point de rencontre des verti-cales menées à ses deux extrémités A et B; le côté correspondantab est également un arc de cercle de môme centre, et comprisentre les mômes rayons : l’excès de AB sur ai se déduit facilementde la connaissance préalable et approximative du rayon de la terre,que l’on prend pour le rayon de l’arc ab, et de la connaissance dela hauteur du côté AB, au-dessus de la surface des mers, obtenuea l'aide d’observations barométriques. Si l'on n’avait aucune notionpréalable snr les dimensions delà terre , on pourrait,dans une pre-mière approximation, prendre la longueur de la base AB commeétant celle du côté ab, qui lui correspond sur la surface des mersprolongée ; sauf à revenir ensuite sur les déterminations effectuéesd’après cette hypothèse, lorsque la longueur du rayon de la terreaurait été obtenue approximativement par suite de ces premièresdéterminations.
Lorsqu'on cherche la longueur d'un arc de méridienne par lemoyen d une triangulation , en opérant comme nous venons de ledire, on connaît bien le point dedépart Ade cet arc , fig. 4 62 ;maison ne sait pas où est située sa seconde extrémité r. On pourraitbien, il est vrai, après avoir déterminé, conformément à ce qui pré-cède, la longueur de la portion Fr du côté FG, chercher sur le solen quel lieu se trouve le point r; mais ,*outre que cette rechercheprésenterait souvent de grandes difficultés pratiques, il arriveraitsouvent aussi que le point r ne serait pas placé favorablement pourqu'on pût y installer un instrument tel qu’un cercle répétiteur ouun théodolite. On a cependant besoin de connaître la latitude dupoint r, aussi bien que celle du point A, pour en déduire l’anglecompris entre les verticales menées par ces deux points (§ 102).Pour y arriver, on observe les latitudes dos deux extrémités F, G ducôté sur lequel est situé le point r ; et l'on en conclut facilement lalatitude du point r, par la connaissance qu’on a des distances com-prises entre ce point r et les deux points F, G : car, vu le peu delongueur du côté FG, relativement aux dimensions de la terre, onpeut admettre qu’eh allant de F en G, le long de la ligne FG, lalatitude varie proportionnellement au chemin que l’on a parcourusur cette ligne.
§ 105. Méridienne de France.— Le meilleurexempleque nouspuissions donner de la mesure d’un arc de méridienne par le moyend’une triangulation , c’est l’opération qui a été exécutée en France,