Buch 
Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
Entstehung
Seite
213
JPEG-Download
 

CARTES GÉOGRAPHIQUES. 213

en plus grand, à mesure que ce rectangle est pris plus près dupôle. Le demi-fuseau, ainsi transformé, couvrira donc la totalité deia bande cylindrique AlïA'B', jusqu'à une distance infinie de l’é-quateur EE ; et si l’on opère de même pour tous les demi-fuseauxdont se compose la surface entière du globe, on voit qu’ils vien-dront occuper, par leur ensemble, la totalité delà surface du cylin-dre circonscrit, que nous supposons s'étendre indéfiniment au-des-sus et au-dessous do l’équateur EE. Imaginons maintenant quel’on ouvre la surface du cylindre le long d’une de ses génératrices,et qu’on .la développe sur un plan ; ce développement, contenantl’indication des divers objets remarquables qui étaient primitive-ment marqués sur le globe, constituera une carte marine.

11 est aisé devoir, d'après cela, en quoi consiste le canevas d’unecarte marine. Tous les méridiens du globe s’appliquent sur le cy-lindre suivant des génératrices, et deviennent par conséquent, aprèsle développement du cylindre, des lignes droites parallèles entreelles et perpendiculaires à la ligne droite suivant laquelle se déve-loppe l'équateur ; ces lignes droites parallèles sont équidistantesles unes des autres, si elles représentent des méridiens équidis-tants sur le globe. Les parallèles de la sphère deviennent sur lacarte des lignes droites parallèles à-l'équateur, et par conséquentperpendiculaires à celles qui représentent les méridiens ; mais, sices parallèles sont équidistants sur la sphère, ils ne le sont plus surla carte, où leurs distances augmentent de plus en plus, à mesurequ'ils correspondent à des latitudes plus élevées.

La figure 173 peut donner une idée des cartes marines ; elle re-présente toute la portion de la surface de la terre qui s’étend depart et d’autre de l'équateur, jusqu'aux parallèles dont la latitudeest de 80 degrés. On y remarque sans peine l’agrandissement pro-gressif qu’éprouvent les diverses parties de la terre figurées surcette carte, à mesure qu'elles s'éloignent rie l'équateur. Aussi com-mettrait-on de graves erreurs, si l’on s’en servait pour comparer lesdivers pays sous le rapport de leur étendue superficielle. Mais cedefaut des caries marines est amplement compensé par une pro-priété précieuse, qui les a fait adopter exclusivement pour lesvoyages maritimes, et que nous allons faire connaître.

Le plus court chemin d’un point à un autre, sur la surface d’unesphère, est l'arc de grand cercle qui joint ces deux points. Il sem-blerait donc que c'est suivant un arc de grand cercle que les navi-gateurs devraient se diriger sur la mer, pour atteindre le but deleur voyage. Mais cette route circulaire ferait des angles différentsavec les méridiens menés par ses divers points, et il en résulterait