CHAPITRE TROISIÈME.
DU SOLEIL.
LOIS DU MOUVEMENT DU SOLEIL.
§ 115. Après avoir.étudié le mouvement d’ensemble desétoiles, mouvement qui, comme nous l'avons vu, n’est qu’une ap-parence due à la rotation de la terre sur elle-même, nous devonsnous occuper de chercher les lois du mouvement des astres er-rants, c’est-à-dire de ces astres que nous avions mis do côté toutd’abord, et qui viennent successivement se placer dans diversesconstellations du ciel. Parmi ces astres errants, le soleil est sanscontredit celui qui nous intéresse le plus, en raison de l'influenceconsidérable qu'il exerce sur notre existence. C'est lui qui, par saprésence ou son absence au-dessus de l'horizon, détermine la suc-cession des jours et des nuits ; c’est encore lui qui, par suite deslois do son mouvement, détermine cos alternatives de chaleur et defroid qui constituent nos saisons. Aussi commencerons-nous l’étudodes astres errants par ce qui se rapporte au soleil.
§ 11 6. I,c soleil se déplace parmi les étoiles. — Le soleil,par la grande lumière qu’il répand dans l'atmosphère de la terre,nous empêche de voir les étoiles en plein jour ; aussi ne reconnait-on pas immédiatement qu'il doive bien être rangé dans la classe desastres errants, puisqu’on ne peut pas comparer sa position dans leciel à celles des étoiles dont il est voisin. Il est vrai qu’avec les lu-nettes on peut voir les étoiles les plus brillantes, pendant que lesoleil est au-dessus de l'horizon ; mais il faut, pour cela, que leurdistance angulaire à cet astre soit d’au moins 15 degrés, ce quifait qu’on ne peut guère se servir de ce moyen pour s’assurer quele soleil se déplace sur la sphère céleste, à travers les constellationsdont elle est couverte.
Au premier abord, il semble que le soleil se meuve chaque jouruniquement en vertu du mouvement diurne, c'est-à-dire que sonmouvement soit précisément celui qu’il aurait s’il était fixé inva-riablement à la sphère céleste, et qu’il fût entraîné par elle dansson mouvement apparent autour de l'axe du monde. On le voit, eneffet, se lover du côté de l'orient, puis s'élever de plus en plus au-dessus do l'horizon en même temps qu'il se rapproche du plan me-