218 LOIS 1)U MOUVEMENT DU SOLEIL.
avoir passé de l’autre côté du soleil, ou plutôt le soleil semble s'ôlroavancé vers l’orient, par rapport à elles.
Il est impossible, d'après cela, de regarder le soleil comme étantfixe parmi les étoiles, et ne se mouvant chaque jour qu'en vertu dumouvement diurne de la sphère céleste. Le déplacement continuelde cet astre à travers les constellations est mis en évidence parles circonstances que nous venons de signaler, tout aussi bien ques’il n’empêchait pas d’apercevoir les étoiles qui sont dans son voisi-nage, et qu'on le vît ainsi occuper successivement différentes posi-tions par rapport à elles. On doit donc regarder le soleil commeanimé de deux mouvements : il se meut sur la sphère céleste parmiles étoiles, et en môme temps il est emporté par la sphère, dans sarotation autour de l’axe du monde. Une mouche qui marche sur lasurface d’un globe, pendant qu’on fait tourner le globe autour d’undiamètre, peut donner une idée nette de ce double mouvement dusoleil.
La rotation diurne de la sphère céleste n’étant qu'une apparencedue à ce que la terre tourne sur elle-même, nous pouvons faireabstraction de ce mouvement, et considérer le ciel tel que nous leverrions si la terre ne tournait pas. Les étoiles nous paraîtraientalors complètement immobiles ; mais il n’en serait pas de même dusoleil ; il serait encore animé du mouvement propre dont nous ve-nons de reconnaître l’existence. C’est ce mouvement propre du so-leil que nous allons étudier en détail dans ce qui suit.
§ 117. Observation du soleil au moyen de l’ombre qn’ilproduit. — Tout corps opaque exposé aux rayons du soleil arrêteune partie de ces rayons ; il existe on conséquence, en arrière ducorps, un certain espace dans lequel aucun des rayons lumineux,émanés directement du soleil, ne peut pénétrer : cet espace est ceque l’on appelle Yombre du corps. L’ombre est rendue sensible auxyeux, toutes les fois que la surface d’un objet est située on partieà son intérieur, et en partie dans l’espace où pénètrent les rayonsdu soleil : il existe alors un contraste frappant entre l’aspect de lapartie de cette surface qui est plongée dans l’ombre, et celui de lapartie que le soleil éclaire. L’ombre d’un corps étant toujours di-rectement opposée au soleil, on comprend que l’observation del’ombre, à un instant quelconque, puisse faire connaître la positionque le soleil occupe à cet instant dans le ciel. Aussi, ce moyend’observation pour le soleil a-t-il été employé pondant longtemps,ët l’est-il même encore maintenant, toutes les fois qu il ne s agitpas d’atteindre une grande précision.
Avant d’indiquer la disposition des instruments qui ont été ima-