220 r.ois nu mouvement nu soleil.
§ 118. Parmi les dispositions imaginées pour observer le soleilà l’aide de l'ombre qu’il produit, nous citerons d’abord les armilles,ou cercles de cuivre, employés anciennement par les astronomesd’Alexandrie, pg. 177. Pour trouver le moment où le soleil venait
se placer dans leplan de l’un de cescercles, il suffisaitd’observer l’instantprécis où la con-cavité de la partiepostérieure du cer-cle était complète-ment dans l’ombreproduite parla par-tie antérieure. Parsuitede la présencede la pénombre, lalargeur de l’ombrepure , projetée àcet instant par lapartie antérieuredu cercle , étaitplus petite que l’é-paisseur du cerclelui-même; aussi cette ombre pure ne pouvait-elle pas couvrirentièrement la surface intérieure de la partie opposée ; mais onjugeait que le soleil était exactement dans le plan du cercle, lorsquel’ombre pure était au milieu de l'épaisseur du cercle, c’est-à-direlorsque les deux portions de pénombre qui l’accompagnaient de partet d'autre avaient la même largeur.
§ 119. Une autre disposition, dont l’usage a été beaucoup plusrépandu, consiste à installer une tige mince dans une position par-ticulière, à côté d’une surface sur laquelle la tige doit projeter sonombre ; l’observation de la position que l’ombre de la tige occupesur cette surface fait connaître la position correspondante du so-leil dans le ciel. Un pareil instrument se nomme un gnomon ; la tigequi produit l’ombre porte le nom de style.
Lorsque le gnomon est uniquement destiné à déterminer la posi-tion que le soleil occupe dans le ciel à un instant quelconque, ondispose le style verticalement, en un point d’une surface plane ethorizontale, sur laquelle il doit projeter son ombre, pg. 178. Ce n’estque pour satisfaire à certaines conditions spéciales, qu’on donne au
Fig. 177
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