Fig. ns.
OBSERVATION DU SOI.EIL PAR L’OMBRE QU’iL PRODUIT. 221style une autre direction, comme on le voit sur la plupart de noscadrans solaires, qui sont de véritables gnomons, et sur lesquelsnous donnerons plus tard
quelquesdéveloppements. J
Un gnomon, disposé com-me l’indique la figure 178,peut conduire, relative-ment au soleil, exactementauxmêmes résultatsqu’unthéodolite (§ 47) ; il peutfournir, par une seule ob-servation , l’azimut et ladistance zénithale de cetastre. Si l’on a tracé d’a-vance une ligne droiteAC , sur la surface hori-zontale qui reçoit l’ombre,et à partir du pied dustylo, l’angle CAI), formépar Iadirectionde l’ombreavec cette ligne droite,
sera précisément l’azimut du soleil, compté à partir du plan ver-tical BAC. On trace habituellement la ligne ÀC dans la direction duméridien ; en sorte que l’azimut, obtenu est compté à partir dece plan. Quant à la distance zénithale du soleil, on la déduit do lalongueur AC de l’ombre du style ; connaissant cette longueur, onpeut en conclure l’anglo B du triangle rectangle BAT), et par con-séquent la distance zénithale apparente SBZ du soleil qui est égaleà cet angle : il n’y a plus alors qu’à corriger cette distance zéni-thale de l’effet de la réfraction atmosphérique, pour avoir la distancezénithale vraie du soleil.
Pour obtenir des résultats d’une certaine exactitude, dans la me-sure de l'azimut et de la distance zénithale, à l’aide d’un gnomon,il est nécessaire de donner des dimensions un peu grandes à cegnomon. Mais, à mesure qu’on augmente la longueur du style, etque, par conséquent, son extrémité supérieure se trouve plus éloi-gnée de l’ombre quelle projette, l’influence de la pénombre croît,et l’incertitude que comporte l’observation de l’ombre croit avec elle.Aussi le degré d’approximation avec lequel la position du soleil estdonnée par un gnomon à style est-il loin d’être comparable à celuiqui résulte de l’emploi des cercles à lunettes, et en particulier duthéodolite.
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