234 LOIS DU MOUVEMENT DU SOLEIL,
dans le ciel. Ce centre n’est pas un point que l’on puisse viseravec une lunette, comme on vise une étoile ; mais on y suppléeen observant les bords du disque, ainsi que nous allons l’indiquer.
Pour trouver la position du soleil sur la sphère céleste, à uninstant quelconque, on mesure l’ascension droite et la déclinaisonde son centre. On se sert, pour cela, de la lunette méridienne etdu cercle nuirai, dont nous avons fait connaître la disposition etl'usage précédemment (§§ 80 à 88). Lorsque le soleil vient tra-verser le méridien, son bord occidental atteint ce plan le premier,puis, au bout de quelque temps, son bord oriental y arrive à sontour ; on observe les instants auxquels l'image du bord occidentallouche successivement les cinq fils du réticule de la lunette méri-dienne, puis les instants auxquels un contact analogue a lieu entrel'image du bord oriental et chacun des cinq fils : en faisant lasomme des nombres d’heures, minutes et secondes, marquées parl’horloge sidérale, au moment de chacun de ces dix contacts, puisdivisant le nombre total, ainsi obtenu, par 10, on aura évidem-ment l’heure du passage du centre du soleil au méridien, et l’on endéduira facilement son ascension droite (§ 82). Pour la déclinai-son, on opère d’une manière analogue ; on observe successive-ment le bord supérieur et le bord inférieur du disque du soleil, aumoyen du cercle mural, puis on prend la moyenne des deux anglesfournis par ces deux observations : cette moyenne est précisémentl’angle qu'on aurait trouvé, si l’on avait observé directement lecentre du soleil, et l'on en déduit la déclinaison de ce centre (§ 8G).
§126. Mouvement du soleil sur la sphère céleste. —Si l’on détermine l’ascension droite et la déclinaison du centre dusoleil, tous les jours, au moment où cet astre passe au méridien,on trouve constamment des valeurs différentes, d’un jour au sui-vant. L’ascension droite est chaque jour plus grande que la veille,d’environ 1 degré. Quant à la déclinaison , elle est tantôt boréale,tantôt australe ; lorsque, après avoir été australe, elle devient bo-réale, sa valeur augmente de jour en jour, jusqu’à une limite d'en-viron 23° 28', qu’elle ne dépasse pas ; à partir do là, elle décroîtprogressivement, jusqu’à devenir nulle ; ensuite elle redevientaustrale, augmente jusqu'à une limite égale à la précédente, puiscliminue'après avoir atteint cette limite, redevient boréale, et ainside suite indéfiniment.
Puisque l’ascension droite du soleil augmente constamment, ilest clair que l’intervalle de temps compris entre deux passagessuccessifs de cet astre au méridien doit être plus grand que l’in-tervalle de temps analogue pour une étoile, c’est-à-dire plus grand