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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MOUVEMENT DU SOLE II. SUR LA SPHÈRE CÉLESTE. 237qu'il répand dans l’atmosphère n’empêchait pas de voir les étoilessituées dans son voisinage.

En continuant à marquer ainsi sur la carte les diverses positionsdu centre du soleil, observées pendant 368 jours consécutifs, àpartir de l’époque où sa déclinaison a commencé à être boréale, onse fera une idée nette de la route que l'astre suit dans le ciel, pen-dant tout ce temps, à la fin duquel il se retrouve à peu près à sonpoint de départ. Cette route complète du soleil est tracée sur laplanche II, page 173. Si on la suit dans le sens dans lequel elle estparcourue par le soleil, c'est-à-dire de droite à gauche, on la voits'élever d’abord au-dessus de l'équateur, puis se rapprocher decette ligne, qu’elle rencontre vers le milieu de la carte, ensuites’abaisser dans l’hémisphère austral, et enfin se relever pour veniraboutir au point de la constellation des Poissons, d’où elle étaitpartie. En répétant la même chose pour une nouvelle période de365 jours, on verra le soleil reprendre exactement la même route.

§ 128. Ce que l’on a fait sur une carte, on peut le faire égale-ment sur un globe céleste. En y marquant les positions successivesdu soleil, au moyen des valeurs correspondantes de son ascensiondroite et de sa déclinaison, on pourra tracer la courbe suivant la-quelle il se déplace à travers les constellations. On y trouvera cetavantage, que la route du soleil sur la sphère céleste sera repré-sentée avec sa véritable forme, ce qui la fera beaucoup mieux con-naître que le développement qui en avait été fait sur la carte repré-sentant la zone équatoriale. On devra seulement ne pas oublier queles globes célestes nous montrent les constellations à l’envers (§ 91),et qu'en conséquence le soleil se déplacera, sur un pareil globe,en sens contraire du sens dans lequel il se déplace sur une carte,c'est-à-dire en sens contraire du sens dans lequel nous le verrionsmarcher parmi les constellations, si nous pouvions apercevoir lesétoiles en plein jour.

Si l’on examine la courbe tracée sur un globe, comme nous venonsde le dire, et représentant la route du soleil sur la sphère céleste,on voit immédiatement que cette courbe ABCD, fig. 189, présentetoutes les apparences d'un grand cercle, incliné d’une certainequantité sur l’équateur. Cette première idée est confirmée par lesdivers moyens que l’on peut employer pour s’assurer de son exac-titude. Soit qu’on effectue des mesures sur le globe lui-même, soitqu’on ait recours à des méthodes de calcul, on arrive à reconnaîtreque la route suivie par le soleil, à travers les constellations, est bienun grand cercle de la sphère céleste ; ou, au moins, quelle ne dif-fère d’un grand cercle que de quantités extrêmement petites, aux-