ORIGINE DES ASCENSIONS DROITES. 259
a donc dû passer au méridien ce même jour, 21 mars, entre23" B9"M S ,29 et 0" 2 m 39 s ,60. Or, il est clair qu’on peut admettreque le temps compris entre les passages des points S et A, au mé-ridien, est une fraction du temps total 3 ra 38 S ,3I compris entre lespassages des points S et S', marquée par le rapport de l’arc Am àl’arc mm' ; ou bien encore, en raison de la similitude des trianglesSmA, S'm'A, par le rapport de S m à S m -j- S'm', c’est-à-direde 9' 28" à 23' 46" ; on pourra donc déterminer ce temps x, quis’est écoulé entre le passage du point S et celui du point A au mé-ridien, en posant la proportion suivante :
9 ' 28 " x
23 ' 46 " ~~ 3 '“ 38 s ,31 '
D'où l'on déduit :
a; = l” 27*,11.
Ainsi,le 21 mars, l’équinoxe A a traversé le méridien, 1 m 27 s ,1 \après le point S, c’est-à-dire à 0" 0 m 28 s ,40. On voit par là quel'horloge sidérale avançait de 28 s ,40 sur l'heure qu'elle aurait dûmarquer, si elle eût été réglée, conformement à ce que nous avonsdit, de .manière à marquer 0" 0"' 0 S au moment du passage de l’o-rigine des ascensions droites au méridien ; en sorte qu’il n'y avaitqu'à la retarder de 28", 40 pour qu’elle fût convenablement réglée.
Ce mode de détermination de l'avance ou du retard de l'horlogesur le temps sidéral, compté chaque jour à partir de l'instant dupassage de l'équinoxe du printemps au méridien, ne peut être em-ployé qu'à l’époque où le soleil passe à l’équinoxe du printemps. Onpeut bien opérer d’une manière analogue à l’époque où cet astrepasse à l’équinoxe d’automne, en se fondant sur ce que l'horlogesidérale doit marquer 12" 0 m 0 S à l’instant du passage de ce secondéquinoxe au méridien. Mais à toute autre époque de l'année, on estobligé d’avoir recours à un autre moyen.
On se fonde, pour cela, sur ce que l’on connaît les lois du mou-vement du soleil, lois qui ont été trouvées par suite des observa-tions nombreuses de cet astre qu’on a faites depuis un grand nombred’années ; en sorte qu’on sait très exactement de combien augmentel’ascension droite du soleil, dans un intervalle de temps quelconquecompté à partir de son passage à l’équinoxe de printemps. Si doncon veut trouver l'avance ou le retard de l'horloge sidérale, à uneépoquequelconquedel’année, on calcule le nombre dejours, heures,minutes et secondes, dont se compose le temps écoulé depuis ledernier passage du soleil à l'équinoxo du printemps jusqu’au mididu jour où l’on se trouve ; on en conclut, d’après ce que nous ve-nons de dire, la valeur que doit avoir l’ascension droite du soleil,