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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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266 LOIS DU MOUVEMENT 1)U SOLEIL.

Il est aisé de voir que cette nouvelle manière do considérer lemouvement du soleil revient exactement à la précédente. D'abord,l’angle a' C' S', décrit par le soleil sur 1 epicycle, étant toujours égalà l’angle CTC', décrit par le centre de l’épicycle, autour de la terre,le rayon S'C' de I’épicycle qui aboutit au soleil, reste toujours pa-rallèle à sa direction primitive SC. D'après cela, on comprend que, lsi l’on mène par le point T une ligne TO égale et parallèle à CS, etque l'on décrive une circonférence de cercle du point O commecentre, et avec OS pour rayon, cette circonférence passera partoutes les positions S, S’, S”, S'", que prend successivement le so-leil ; cette circonférence, décrite du point O comme centre, n’estautre chose que la position que prendrait le déférent CC'C", si onle faisait glisser parallèlement à lui-môme, de manière que soncentre T vienne en O, ce qui amènerait en môme temps les points jC, G', C", en S, S', S". Le point S se meut donc autour du point Oexactement de la même manière que le point C se meut autour dupoint T. Ainsi, la -nouvelle hypothèse dont il s'agit revient à ad-mettre que le soleil décrit uniformément un cercle dont le centreest en O, à une certaine distance de la terre T ; c'est-à-dire qu’ellen'est autre chose que la première hypothèse (§ 144), présentéesous une autre forme.

En raison de l’identité de ces deux hypothèses d’Hipparque, il .est bien clair que le rapport du rayon CS de l’épicycle au rayonCT du déférent doit être égal au rapport que nous avons trouveentre l’excentricité OT et le rayon de l’excentrique : c’est-à-direque le rayon CS de 1 epicycle doit être, à très peu près, trente foisplus petit que le rayon CT du déférent. D’ailleurs, le soleil et lecentre C do l’épicvcle doivent employer une année à parcourir latotalité des orbites circulaires sur lesquelles ils se meuvent respec-tivement.

Nous n’aurions pas parlé do celte seconde hypothèse d'Hippar-que, qui ne nous apprend rien de plus que la première, relativementau mouvement du soleil, si nous ne devions pas la retrouver plusloin, avec des caractères un peu moins simples, il est vrai, lorsquenous nous occuperons des mouvements de la lune et des planètes.

§ 146. L'hypothèse toute gratuite de l’uniformité du mouvementdu soleil dans l’espace a été reconnue inadmissible, aussitôt qu’on apu reconnaître, par les observations mêmes, de quelle manière va-rie la distance du soleil à la terre, aux diverses époques d’une an-née. Le genre d’observation le plus simple dont on puisse se servirpour cela consiste dans la mesure du diamètre apparent du soleil;ce diamètre apparent variant en raison inverse do la distance de