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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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27A LOIS OU MOUVEMENT DU SOLEIL,

légère mollification. En tenant compte de la valeur qui a été assi-gnée précédemment à l'excentricité de l'orbite du soleil, on recon-naît que la distance de cet astre à la terre est de 23 600 rayonsterrestres, lorsqu'il est à son périgée ; et que cette distance devientégale à 24 400 rayons terrestres, lorsqu'il est à son apogée. Lorayon de la terre contenant 6 366 kilomètres, on en conclut que ladistance moyenne du soleil à la terre est d'environ 38 millions dolieues de 4 kilomètres.

§ 149. Nous venons de dire que la direction suivant laquellonous apercevons le soleil n’est pas exactement la même que si nousétions placés au centre de la terre pour observer cet astre. Nouslui voyons occuper sur la sphère céleste une place un peu différentede celle que nous lui verrions occuper, si nous étions dans cetteposition centrale. La distance angulaire comprise entre les deuxpoints de la sphère céleste auxquels correspond le centre du disquodu soleil, vu du centre de la terre, et du lieu où nous sommes placés,est précisément égale à ce que nous nommons la parallaxe de hau-teur : et ces deux points sont situés dans un même plan passantpar la verticale du lieu d’observation.

On comprend dès lors que le soleil ne doit pas paraître placé dela même manière sur la sphère céleste, pour les astronomes quil'observent de différents points de la surface de la terre, et a unmême instant ; le mouvement annuel du soleil sur la sphère ne doitdonc pas présenter exactement les mêmes caractères pour cesdivers astronomes. D'un autre côté, la rotation de la terre sur elle-même faisant occuper à un même lieu de sa surface des positionsdifférentes, aux diverses heures d'une même journée, il doit en ré-sulter des irrégularités pour les observations faites de ce lieu seul.Si, par exemple, le soleil vu du centre de la terre paraissait ab-solument immobile par rapport aux étoiles voisines pendant unjour entier, il n’en serait pas de même pour un point do la surfacede la terre : de ce point, on lui verrait prendre successivementdifférentes positions autour de celle qu’un astronome, placé aucentre de la terre, lui verrait conserver invariablement dans le ciel.

On peut attribuer à cette cause une grande partie, sinon la tota-lité, des différences très faibles dont nous avons dit un mot à la findu paragraphe 128. D'après les observations faites dans tout le coursd une année, en un même lieu de la terre, le centre du soleil décrità très peu près le grand cercle de l’écliptique ; mais il ne restepas rigoureusement sur ce grand cercle. D'ailleurs, la position quele centre du soleil semble occuper à côté de l'écliptique, à une épo-que quelconque, n’est pas la même pour les différents lieux d’où on