'28.s LOIS DU MOUVEMENT DU SOLEIL,
tion de la ligne qui s'étendrait dans toute sa hauteur, en passantpartout au milieu de sa largeur, on reconnaît que cette ligne coïn-cide à très peu près avec le grand cercle de l'écliptique ; en sorteque, si on la prolongeait au-dessous de l'horizon, elle irait rencon-trer le soleil. La lumière zodiacale participe, d ailleurs, au mouve-ment diurne de la sphère céleste ; son extrémité supérieure s’abaisse,en conséquence, de plus en plus, et, au bout de quelque temps,elle disparaît entièrement.
On se fait une idée nette des circonstances que présente ce pliénomène, en imaginant que le soleil soit environné d une immenseatmosphère de forme lenticulaire, dont il occuperait le centre,fig. 218, et dont la plus grande dimension serait dirigée dans leplan de l'écliptique. Mais il ne faut pasregarder cette manière simple de se ren-dre compte de la lumière zodiacale,comme étant l'expression de la réalité.Nous verrons, au contraire, plus tard,que l’atmosphère du soleil ne peut pas s'é-tendre assez loin de l’astre, pour qu’il soitpossible de la regarder comme donnantlieu au phénomène dont nous nous occu-pons. On doit donc l’attribuer à une autrecause : nous ferons connaître ultérieurement l’explication qu'on endonne généralement. Nous nous contenterons de faire observer quela matière, quelle quelle soit, dont la présence nous est indiquée parla lumière zodiacale, doit être extrêmement peu condensée; carcette lueur n’empêche pas de voir les petites étoiles qui sont danssa direction.
§156. Pour que la lumière zodiacale puisse être aperçue, il fautque le ciel soit pur, et qu’au moment où le crépuscule cesse, sonextrémité supérieure se trouve encore à une hauteur convenable,sans quoi elle se perdrait dans les vapeurs de l'horizon. Cette der-nière condition n’est remplie, à Paris , et en général dans les zonestempérées, qu'à certaines époques de l’année, ainsi que nous allonsle reconnaître sans peine ; et c’est à ces époques seulement qu’onpeut observer la lumière zodiacale.
Si l’on fait tourner un globe céleste autour de son axe , aprèsavoir donné à cet axe l'inclinaison qui convient au lieu où l’on setrouve, on voit le grand cercle de l’écliptique occuper successive-ment différentes positions, par rapport à l’horizon; l'angle que cegrand cercle fait avec le plan horizontal varie entre des limitesassez étendues. Soient en effet 1111 l'horizon du lieu, fig. 219, OZ la
Fig. 218