DÉPLACEMENT LENT Mi PÉRIHÉLIE DE LA TERRE. 305époque. Ainsi on I 850 elle était de 23° 27' 33" ; en 1900 elle seréduira à 23° 27' 9".
C'est l'obliquité de l'écliptique qui a servi da base à la divisionde la surface de la terre en cinq zones (§ I 3 A). Le changement,continuel de la valeur de cette obliquité entraîne un déplacementcorrespondant des tropiques et des cercles polaires, dont les pre-miers se rapprochent constamment, de l’équateur, tandis que lesderniers se rétrécissent en se rapprochant des pôles. Mais le chan-gement d’étendue qui en résulte, pour la zone torride et pour leszones glaciales, est tellement faible, (pi on peut regarder ces zonescomme restant les mômes pendant un temps très long.
§ 165. Déplacement lent du périhélie de la terre. —En même temps que le plan de l’orbite décrite par la terre autourdu soleil change peu à peu de direction dans l’espace, l'ellipse qu’elleparcourt tourne lentement dans ce plan, de manière que son grandaxe prend successivement différentes directions. Il est aisé de voircomment ce mouvement a pu être constaté par les observations.
Le mouvement de la terre autour du soleil occasionne, commenous l'avons vu, le mouvement apparent du soleil autour de laterre. Dans ce mouvement apparent, le soleil semble décrire uneellipse précisément égale à celle que la terre décrit autour de lui ;et les directions des grands axes de ces deux ellipses sont exacte-ment les mêmes (g 158). II en résulte nécessairement que, si legrand axe de l'orbite elliptique de la terre change de direction dansson plan, il doit en être de même du grand axe de l'ellipse que lesoleil semble décrire autour de la terre. Or la position du grandaxe de cette dernière ellipse est indiquée par la valeur de la longi-tude du périgée solaire . 11 suffit donc de comparer les valeurs decelte longitude, obtenues à deux époques éloignées l’une de l'autre,pour reconnaître si, dans l’intervalle, le périgée est resté immo-bile, ou a changé de position.
Flamsteed a trouvé, en 1 690, que la longitude du périgée solaireétait de 277°35'31" ; en 1775, cette longitude ôtait de 279“3'17'',d’après Delambre. Elle a donc varié, dans l'intervalle, de 1° 27'i6",ou 5266'' : ce qui fait 61 ",9 par année. Si cet accroissement annuelde la longitude du périgée solaire était seulement égal à 50",2,quantité dont rétrograde l'équinoxe du printemps chaque année,on en conclurait que le périgée a conservé la même place parmi Insétoiles ; l'accroissement do sa longitude devrait être attribué uni -quement au mouvement de l’équinoxe, de même que l’accroisse-ment qu’éprouvent continuellement les longitudes des étoiles (g I 6 2).Mais la longitude du périgée augmente chaque aimée do 1 l",7 de
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