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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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1512 .MOUVEMENT 1)E l,.l TEliRK AUTOUR DU SÜI.EII..

270 degrés (planche I), el le pôle do l'écliptique étant entre elle et lepôleboréal de l'équateur, on voit que le pied de son cercle de latitudecoïncide à peu près avec le solstice d'hiver. C'est donc au mois dedécembre , lorsque le soleil se trouve dans le voisinage de ce sol-stice, que l’étoile devrait être au sommet p de l’ellipse mpiu /, fa /. 229(§ 167); et, d'après la position particulière de l'étoile dont ils'agit, ce sommet p est le point de l'ellipse qui est le plus éloignedu pôle nord. De même, on verrait que c’est au mois de juin , àl époquo du solstice d'été, que l’étoile devrait se trouver au point q;c'est-à-dire qu'à celte époque, elle devrait être plus près du pôlenord qu'à toute autre époque cio l'année. Les variations successivesde la distance de l'étoile y du Dragon au pôle nord, telles quellradlev les a observées , se produisaient bien exactement dans lemôme ordre que celles que lé mouvement de translation de la terrepourrait occasionner: mais elles étaient constamment en retard detrois mois sur ces dernières.

§ 169. Il était impossible, d'après cela, de regarder les dépla-cements observés, comme étant le résultat du changement de di-rection de la ligne qui joint l'étoile à ia terre, en raison de ce quela terre prend successivement différentes positions autour du soleil.Après avoir cherché, pendant quelque temps, quelle pouvait êtrela cause de ce phénomène, dont le changement do position de laterre ne pouvait plus rendre compte, Uradlev pensa qu'il pouvaitêtre un effet de la transmission successive de la lumière, dont lavitesse avait été trouvée cinquante ans auparavant par lïoemer,ainsi que nous l'expliquerons plus lard. L’examen attentif de J’in-lluence que pouvait avoir la transmission non instantanée de la lu-mière sur la direction suivant laquelle on aperçoit une étoile, leconfirma pleinement dans cette idée; et il publia, en 1728, uneexplication complète du phénomène que ses observations lui avaientrévélé, phénomène que l'on désigne habituellement sous le nomd'aberration de la lumière, ou simplement d'aberration. Voici enquoi consiste cette explication.

Quoique la vitesse de la lumière soit excessivement grande,puisqu'elle parcourt, par seconde, environ 77 000 boues de l kilo-mètres, cette vitesse ne peut pas être regardée comme infinimentgrande, relativement à la vitesse que possède la terre dans sonmouvement autour du soleil. Kn effet, si l’on regarde l'orbite de laterre comme un cercle de 38 millions de lieues de rayon, et quonsuppose que la terre se meut uniformément sur ce cercle, dont ellefait le tour en 365 jours et un quart, on trouve facilement quelleparcourt un peu plus de 7 lieues et demie (7',6) par seconde; la