WîERliATIOA.
313
vilea.su de là lumière est donc seulement environ 10 000 fois [dusgrande que celle de la terre.
La vitesse que possède un observateur, emporté par la terre dansson mouvement autour du soleil, doit faire qu’il n'attribue pas aussiexactement la même direction aux rayons de lumière venant, d uneétoile, que s’il était complètement en repos. Pour le faire compren-dre facilement, concevons que l’observateur vise l’étoile au moyend’une lunette munie d’un réticule. Au moment où la terre est en T,(ig. 230, l’étoile étant dans la direction TE, l'axe optique de la
lunette ne doit pas être di-rigé suivant cette ligne TE,pour que l’observateurpuisse voir l image de l'é-toile se cacher derrière lacroisée des (ils du réticule ;il faut que la lunette aitune certaine position obli-
que TA, ou T'A', telle que la croisée des fils, placée en T', parcourela distance T'T, en vertu du mouvement de la terre, pendant quela lumière parcourt la distance A'T : on voit, en effet, que la lu-mière qui traverse le centre optique de l’objectif A', lorsque lalunette occupe la position T'A 1 , arrive en T lorsque la lunette apris la position TA, et peut, par conséquent, aboutir à la croiséedes tils qui se trouve alors au point T.
L’observateur, qui considère la direction de Taxe optique do salunette comme étant celle des rayons lumineux qui viennent de l’é-toile, commet donc une erreur; il croit l’étoile dans la direction Te,tandis quelle est dans la direction TE. C’est en cela que consistel’aberration de la lumière. D’ailleurs, cette erreur n’est pas inhé-rente à l’emploi d’une lunette à réticule; quel que soit le moyendont on so servira pour lixer la direction suivant laquelle l’étoileparaît, qu’on se serve d’alidades à pinnules, ou qu’on regarde sim-plement l’étoile sans se servir d’aucun instrument, le même raison-