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xut.vito-n de l’axe r>E i.a terre. :si9
lumineux venant d'une étoile. Cet accord ayant été constaté parBradley, il regarda les mouvements annuels, qu’il avait reconnusdans les diverses étoiles soumises à ses observations, comme étantréellement dus à cette déviation apparente des rayons lumineux ,produite par la combinaison de la vitesse de la terre avec cello <!ola lumière.
Le phénomène de l'aberration, ainsi découvert par Bradley, etconfirmé par toutes les observations faites depuis sa découverte,doit être regardé comme étant d une extrême importance en as-tronomie. En effet, outre qu’il a servi à constater l'exactitude desidées émises par Boemer sur la transmission successive de la lu-mière, il a fourni une preuve directe de la réalité du mouvement dela terre autour du soleil. Si la terre était on repos, les mouvementsannuels des étoiles, observés par Bradley, seraient tout à fait inex-plicables ; tandis que leur explication est toute naturelle, dès qu'onadmet que le mouvement du soleil n'est qu'une apparence due àce que la terre se meut autour de cet astre.
Dans ce qui précède, nous n’avons parlé que du mouvement detranslation de la terre autour du soleil, et nous n’avons rien dit dumouvement de rotation de la terre sur elle-même. La vitesse dontest animé un observateur, placé sur la terre, est cependant le ré-sultat de l’existence simultanée de ces deux mouvements; ou peutla regarder comme étant la résultante de deux vitesses composantes,dont l'une est la vitesse due au mouvement de translation de laterre, et l’autre est la vitesse due à son mouvement de rotationsur elle-même. Mais cette seconde vitesse composante est extrê-mement petito par rapport à la première; à l’équateur de la terre,oii elle est plus grande que partout ailleurs, elle n’est que les 0,015de la vitesse avec laquelle le centre do la terre se meut autour dusoleil. On peut donc ne pas tenir compte do la vitesse composantedue à la rotation de la terre, et regarder la vitesse dont l’observa-teur est animé comme étant simplement la vitesse du centre de laterre; la modification que la vitesse duo à la rotation do la terreapporte au phénomène de l'aberration est trop faible pour qu'il yait lieu de s’en préoccuper.
§ 172. Nutation de l’axe <Ie la terre. — Après avoir décou-vert l’aberration, Bradley ne s’en tint pas là. Il continua à observerles distances zénithales des étoiles qui passaient dans le voisinagede son zénith, et bientôt il reconnut que l'aberration ne pouvait pasrendre complètement compte des déplacements qu'elles éprouvaientdans le ciel. En faisant la part de l'aberration , c’est-à-dire en ra-menant chaque étoile dans la position où il aurait dît la voir, si la