320 MOUVEMENT DE I.A TKI’.RK AUTOUli DU SOUEIU.
direction des rayons lumineux qui en venaient n'avait pas élémodifiée par rintluence de la vitesse de la terre, ii trouva que lesdiverses étoiles soumises à ses observations changeaient encore peuà peu de position dans le ciel ; mais ce changement do positionn'était pas annuel, comme celui que devait produire le déplacement,de la terre dans son mouvement autour du soleil, ('/est ainsi, parexemple, qu'il vit l’étoile y du Dragon s'avancer constamment versle pôle boréal, depuis l'année I 727 jusqu'à l'année 1736; et à partirde celte dernière époque, l'étoile commença à se mouvoir en sensconlraire, c'est-à-dire à s'éloigner du pôle boréal. Les autres étoilesqu’il observait également lui donnèrent des résultats analogues.
Bradlev pensa que ces changements lents, dans la position desétoiles par rapport au pôle, changements qui concordaient tousensemble, devaient tenir à ce que l'axe de la terre éprouvait uneoscillation de part et d'autre de sa position moyenne, ou, suivantl'expression consacrée depuis,, une nutation. Un pareil mouvementde l'axe de la terre devait, en clï'et, tantôt rapprocher, tantôt éloi-gner le pôle de certaines étoiles ; et, par conséquent, ces étoilesdevaient sembler elles-mêmes se rapprocher et s’éloigner alterna-tivement du pôle. La demi-oscillation que Bradlev avait observée,de 1727 à I73G, s'étant effectuée dans l'espace de 9 ans, il supposaque la nutation de l'axe de la terre était réglée sur le mouvement(les nœuds de la lune , mouvèrîlent que nous ferons connaître plustard, et qui s'effectue complètement en un peu plus de 18 ans. Ilcommuniqua ses idées à l'astronome français Lemonnier, et le priad'observer en mémo temps que lui la seconde moitié de la périodede la nutation qu'il avait découverte. Ce que Bradlev avait préditarriva ; et, en 174 5, Lemonnier et lui ne conservèrent plus aucundoute sur la réalité de la nutation qu'il avait soupçonnée.
La théorie de la gravitation universelle, venant en aide à l’obser-vation, a fait connaître la cause et les lois de la nutation de t axede la terre. Voici en quoi consiste ce mouvement. Nous avons dit(jj 161) que Taxe de la terre TP, fitj. 225 (page 298), ne reste pastoujours parallèle à lui-même , et qu'il se déplace lentement, endécrivant un cône de révolution autour de la perpendiculaire TK auplan de lecliptique ; c'est ce qui constitue la précession des équi-noxes. Mais les choses ne se passent pas tout à fait ainsi. L axe dela terre TP, fi<j. 233, se meut sur la surface d'un petit cône a baseelliptique T mnm'n'; et, en môme temps, ce petit cône se déplace,de manière que son axe TO décrive un cône de révolution autourde la perpendiculaire TK au plan de l'écliptique. C est dans lemouvement du petit cône T ninin'ir, autour do la ligne 1 K, que