TEMPS SOLAIRE.
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l’instant du passage du soleil au méridien, on peut s’en servir de lamême manière que de la lunette méridienne, pour régler une hor-loge ; mais il n'est pas possible d’arriver ainsi à une aussi grande .précision. Les cadrans solaires, qui sont.de véritables gnomons,sont construits dans ce but; mais, par une disposition spéciale quenous expliquerons bientôt, ils ne font pas seulement connaître l’in-stant où il est midi : ils indiquent, en outre, à un instant quelconquede la journée, l’heure que doit marquer une horloge réglée sur letemps solaire , et peuvent par conséquent remplacer une pareillehorloge.
En vertu du mouvement diurne, le soleil, après son lever, monted’abord déplus en plus au-dessus de l’horizon, jusqu’à midi; puissa hauteur diminue progressivement, jusqu’à son coucher. La sy-métrie que présente ce mouvement apparent diurne du soleil, parrapport au méridien du lieu, fait que les instants auxquels il setrouve à une même hauteur au-dessus de l'horizon, avant et aprèsmidi, sont également éloignés de midi. Si donc on mesure la hau-teur du soleil au-dessus de l’horizon à un instant quelconque, avantmidi, puis qu’après midi on attende l’instant auquel la hauteurdu soleil redevient égale à celle que l’on avait trouvée d’abord, lacomparaison des heures marquées par l'horloge, à ces deux instants,fera voir de combien elle avance ou elle retarde sur le temps so-laire. Le changement de la déclinaison du soleil, dans l'intervalledes deux observations, les réfractions inégales que les rayons so-laires peuvent éprouver de la part de l'atmosphère, en raison desvariations do température et de pression, sont autant de causes quitendent à rendre inexact le résultat qu’onobtient ainsi. Il existe desmoyens de se mettre à l'abri de ces causes d’erreur; mais ce seraitsortir du cadre de cet ouvrage que d’entrer dans plus de détails àce sujet : nous nous contenterons d’avoir fait connaître le principede la méthode, qui porte le nom do méthode des hauteurs corres-pondantes.
La mesure d’une seule hauteur du soleil au-dessus de l’horizon,effectuée à un instant quelconque de la journée, suffit pour faireconnaître l’heure que doit marquer à cet instant une horloge régléesur le temps solaire, si l’on connaît la latitude géographique du lieuoù l'on est placé. Soient en effet S, fi g. 237, la position du centre dusoleil sur la sphère céleste, à l’instant que l’on considère, Z le zénithdu lieu, et 1’ le pôle. La distance zénithale PZ du pôle est le com-plément de la latitude du lieu (§ 96); cette distance zénithale estdonc connue. En outre, la distance SP du soleil au pôle est fourniepar la Connaissance des temps, qui donne la valeur de son compté-