3Ô(> MESURE DU TEMPS PAU LE MOUVEMENT DU SOLEIL,temps vrai, il faudrait, ou bien faire varier chaque jour la longueurdu pendule, pour la mettre en rapport avec la durée variable dujour vrai ; ou bien donner au pendule la longueur qui convient aujour moyen, et faire disparaître, tous les jours ou tous les deux jours,la différence entre l’heure marquée par l'horloge et l'heure vraie.
Il y a, il est vrai, un inconvénient à substituer lo temps moyenau temps vrai, pour régler les travaux de la journée; l'heure demidi, au lieu d'arriver exactement au milieu de la journée, c’est-à-dire à égale distance du lever et du coucher du soleil, se trouve aucontraire, tantôt en avance, tantôt en retard , sur cet instant mi-lieu. Mais l'avance ou le retard du midi moyen sur le midi vrai,qui n’atteint jamais •I7"‘, est assez faible pour que l'inconvénientque nous signalons n'ait pas une grande importance ; cet inconvé-nient est loin de pouvoir contre-balancer les avantages que présentel'adoption du temps moyen de préférence au temps vrai.
A Paris, les horloges publiques marquent le temps moyen de-puis l’année 1816. L'exemple de Paris a été suivi depuis par beau-coup de villes de France. La grande facilité des communicationspar les chemins dq fer, et la transmission si rapide des dépêchespar les télégraphes électriques, sont deux causes qui feront partoutrenoncer à régler les horloges sur lo temps vrai; ce n’est que parl'adoption du temps moyen (pie les horloges des diverses villespourront, sinon être complètement d'accord entre elles, au moinsne présenter que des différences constantes dues aux différences dolongitude (§ 178).
§ 186. Les cadrans solaires, par leur nature, marquent nécessai-rement le temps vrai. Si l'on veut s'en servir pour inottre à l'heureune horloge qui doit marquer lo temps moyen , il faut avoir re-cours à la table de l'équation du temps (§ 184) ; cette table faisantconnaître, pour chaque jour de l’année, la quantité dont le tempsmoyen avance ou retarde sur le temps vrai, et le cadran solaireindiquant l'heure vraie à un instant quelconque, on en déduira im-médiatement l'heure (pie doit marquer l'horloge à cet instant.
Cependant on est parvenu à donner aux cadrans solaires desdispositions telles qu'ils fournissent directement des indications re-latives au temps moyen. Voici en quoi consistent ces dispositions.
Concevons qu'un cadran solaire soit construit, non pas sur laface d'un mur fixe, mais sur la surface d'un corps mobile, tel qu'uneplaque de fonte, par exemple ; concevons en outre que ce corps surlequel le cadran est tracé, et auquel le style est invariablement fixé,soit installé de manière à pouvoir tourner d'une certaine quantitéautour d’un axe parallèle à l’axe du monde. Si l’on maintient leva-