MOUVEMENT DE I.A LUNE AUTOUR DE LA TERRE. 389suivant certaines lois, ce qui signifie simplement quelle se meutdans un plan qui passe par le centre de la terre, et dont la positionchange à chaque instant. Faisons un pas de plus, et voyons com-ment la lune s’éloigne et se rapproche alternativement de nous,en même temps qu’elle nous semble se mouvoir à travers les con-stellations.
Les anciens astronomes, dans l’impossibilité où ils étaient de dé-terminer par l'observation le rapport suivant lequel la distance de lalune à la terre \ariait d’une époque à une autre, eurent recours àdes hypothèses, comme pour le soleil. Nous avons vu quelles étaientleurs idées sur le mouvement de ce dernier astre dans l’espace(§§ I 44 et I 45) ; c’est par des moyens analogues qu’ils ont cherchéà se rendre compte des diverses circonstances du mouvement de lalune. L’observation indiquant que la lune se meut sur la sphère cé-leste avec une vitesse variable, ils ont imaginé diverses combinai-sons de mouvements circulaires et uniformes, pour expliquer la va-riation continuelle de sa vitesse. Les deux hypothèses adoptées pourle soleil ont été essayées pour la lune. Celle de l’excentrique (§144a dù être modifiée un peu, en raison de cette circonstance que lepoint du ciel où la lune se meut avec la plus grande vitesse sedéplace progressivement parmi les étoiles, dans le sens direct : enmême temps que la lune décrivait uniformément le cercle excen-trique EE, fi g. 269, on a dû supposer que le centre O de ce cercletournait lentement autour de la terre T, et dans le même sens.L'hypothèse de l epicycle et du déférent (§ 145) n’a pu être adoptéequ'avec une modification analogue, qui consiste à supposer que la
Fig. 270.
lune L, jig. 270, met un peu plus de temps à faire le tour del'épicycle que le centre C de cet épicycie n’en met à faire le tour du
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