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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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M2 ÉCLIPSES ET OCCULTATIONS.

l'éclipse dont on s’occupe. La parallaxe de hauteur dont on se sertpour trouver le commencement de l’éclipse n’est donc pas la mêmeque celle qui doit servir à la détermination du milieu et de la fin duphénomène. Cette circonstance fait qu'on est obligé d'effectuer beau-coup plus de calculs que pour une éclipse de lune. Mais les calculsno présentent pas plus de difficulté que dans ce dernier cas.

Nous ne donnerons pas d’exemple de la recherche dns diversesparticularités que doit présenter une éclipse de soleil, en un lieudéterminé, comme nous l'avons fait, pour une éclipse de lune, parceque cela nous entraînerait trop loin. Nous nous contenterons de diretpie c’est en comparant les positions que les disques de la lune et<iu soleil doivent occuper l’un par rapport à l’autre dans le ciel, à desépoques assez rapprochées les unes des autres, de dix minutes endix minutes, par exemple, qu’on parvient à trouver l’instant oùl’éclipse commence, l’instant où elle finit, l’instant où le phénomèneest à son maximum d’intensité, etc.

Nous ajouterons encore que, dans la recherche des positions appa-rentes du soleil et de la lune dans le ciel, correspondant à un instantquelconque, on tient bien coropie des parallaxes de hauteur des as-tres, dont le rôle est des plus importants; mais on ne tient pascompte de la réfraction atmosphérique. Si les disques des deuxastres paraissaient en contact l’un avec l’autre, à un certain instant,dans le cas où l’atmosphère de la terre n’existerait pas, la présencede cette atmosphère ne modifierait pas cette circonstance; par l’effetde la réfraction atmosphérique, les astres seraient tous deux relevésdans le ciel, sans cesser d’être en contact l’un avec l’autre. Ainsi ilsuffit, de déterminer les époques auxquelles doivent arriver les di-verses phases de l’éclipse, comme s’il n’y avait pas d’atmosphère,et les époques trouvées seront bien celles auxquelles on observeraréellement ces phases à travers l’atmosphère terrestre.

§ 242. Occultations des étoiles par la lune. — Les occul-tations des étoiles par la lune sont des phénomènes entièrementanalogues aux éclipses de soleil. Il n’v a de différence qu’en ce quel’étoile occultée n’est pas animée d'un mouvement propre sur lasphère céleste, comme le soleil, et aussi en ce que le diamètre ap-parent de l’étoile est nul.

L’occultation d’une étoile peut être aperçue d’un grand nombrede lieux de la terre. Pour se rendre compte de la manière dont ceslieux sont répartis sur le globe, il suffit d’étudier la marche du côned’ombre de la lune relatif à la lumière qui émane de l’étoile. Vu legrand éloignement de l’étoile par rapport à la distance de la lune àla terre, on peut considérer ce cône d'ombre comme un cylindre a