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On peut opérer évidemment de même en mesurant la distancede la lune au soleil, au lieu de mesurer sa distance à une étoile.
§ 345. Détermination des longitudes parles éelipses etles occultations. —Il est aisé de voir que l'observation du com-mencement ou de la fin d'une éclipse de soleil ou d'une occultationd'étoile par la lune, équivaut à la mesurede la distance angulaireducentre do la lune au centre du soleil, ou à l'étoile: puisque dans lepremier cas, la distance des centres des deux astres est égale à lasomme de leurs demi-diamètres apparents, et que, dans le secondcas. la distance du centre de la lune à l'étoile est égale à la moitiédu diamètre apparent de la lune. Aussi une pareille observationpeut-elle fournir la longitude du lieu où l'on est placé, tout aussibien que la mesure directe de la distance du centre de la lune aucentre du soleil ou à une étoile. Il est même bon d’ajouter que cetteobservation du commencement ou de la lin d une éclipse de so-leil ou d’une occultation d'étoile est susceptible d’une bien plusgrande précision que la mesure d'une distance lunaire, en sortequ'on arrive par là à une détermination beaucoup plus exactedelalongitude que l'on cherche. Aussi, lorsqu'on veut mesurer unelongitude, a-t-on soin de profiter des éclipses de soleil et des occul-tations d'étoiles que l’on peut, observer; et ce n'est qu’à défaut dephénomènes de ce genre que l'on a recours à la mesure de la dis-tance de la lune à une étoile, ou.au soleil, ou même à une planète.
Les éclipses de lune peuvent être employées à la déterminationdes longitudes, mais d'une tout autre manière. L’entréc d'un despoints remarquables du disque lunaire dans l'ombre de la terre estun phénomène instantané qui peut être observé d'un grand nombrede lieux à la fois; et il semble qu'on puisse s'en servir, aussi bienque d’un signal de feu (S D7), pour comparer la marche de deuxhorloges situées loin l'une de l’autre. .Mais l'influence de la pénom-bre et de l'atmosphère terrestre fait que cette observation n'eslpassusceptible de précision : un point brillant, que l'on examine spé-cialement sur la lune, perd peu à peu sa lumière, en pénétrant dansl'ombre de la terre, et l'on ne peut pas dire au juste à quel instantil passe do la pénombre à l’ombre pure. C’est pour ce motif qu'onne se sert pas des éclipses de lune pour la détermination des lon-gitudes ; quoique, par leur nature, elles semblent tout à fait propresà remplacer les signaux do feu dont l'emploi est nécessairementtrès restreint.