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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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des étoiles. En effet, la mobilité des premières parmi les constella-tions fait qu’on ne peut pas les figurer sur ces cartes; les étoilesseules y sont représenlées. Si donc on aperçoit dans le ciel un astrequi ressemble à une étoile, et si cet astre ne se trouve pas sur lacarte, on pourra en conclure que c'est une planète ; ou au moins ilV aura une grande probabilité pour qu’il en soit ainsi, car nousverrons plus tard qu’il peut se présenter certaines circonstancesexceptionnelles qui fassent que cette conclusion soit inexacte.

S 248. Lorsqu'on veut trouver la position qu une planète occupedans le ciel, un jour donné, on peut se servir avec avantage des in-dications fournies parla Coiinnissancede s temps. On trouve, en effet,dans ce recueil, les valeurs que doivent prendre successivementl’ascension droite et la déclinaison de chacun des astres dont nousnous occupons, valeurs qui ont été calculées d’avance, d'après laconnaissance qu'on a du mouvement de ces astres, et qui corres-pondent à des époques assez rapprochées les unes des autres. Eny prenant l’ascension droite et la déclinaison de la planète que l'oncherche, pour l'époque particulière dont il s’agit, puis reportantcette ascension droite et cette déclinaison sur une carte ou sur unglobe, on verra tout de suite au milieu dequelle constellation se trouvela planète, et comment elle est placée dans cette constellation. Dèslors il suffira de jeter un coup d'œil sur le ciel pour y reconnaîtreimmédiatement la planète.

L'observation montre que les planètes visibles à l'œil nu ne s'é-cartent jamais beaucoup du grand cercle de l'écliptique. Cette cir-constance fait que, pour arriver à reconnaître une de ces planètesdans le ciel, on peut se contenter de Savoir à quelle heure elle passeau méridien, en se servant d une carte telle que celle qui se trouve àla page 17.') (planche II), elqui donne le développement des régionséquatoriales de la sphère. Voici en quoi consiste la marche qu’ondoit suivre pour cela. Observons d'abord que la carte porte, au hautet au bas, l’indication des divers jours de l'année, se succédant dedroite à gauche, et commençant au i 2 septembre, qui correspond àl'équinoxe du printemps : les choses ont été disposées de telle ma-nière que, si l’on joint par une ligne droite les divisions du haut etdu bas de la carte qui correspondent à un môme jour, au 15 janvierpar exemple, cette ligne passe par les points du ciel qui traversentle méridien à minuit, le 15 janvier. Observons encore que, outre lesdegrés d’ascension droite, les heures de temps sidéral se trouventinscrites en chiffres romains le long de l'équateur, et aussi au basde la carte, immédiatement au-dessus de la ligne qui contient 1 in-dication des jours. Il est aisé de se rendre compte de la disposition