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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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ZODIAQUE. 449

do ces heures, qui vont de 0 à 24 à partir du point équinoxial duprintemps, oUle comprendre comment on peut son servir : on verrapar exemple que, le I 5 janvier, à minuit, il est de temps

sidéral. Supposons donc que l’on veuille trouver la place que laplanète Vénus occupe dans le ciel le 4 mars 1851. L’Annuaire dulluveau des longitudes, qui donne les heures des passages des prin-cipales planètes au méridien, pour le 4' r , le 11 et le 2 1 de chaquemois, indique que, le 4 mars 4 851, Vénus passe au méridien deParis à O' 1 ?'" du matin, temps moyen ; ce qui, d’après la valeur del'équation du temps (§ 1 8 4) pour ce jour-là, équivaut à 8 h 55'"detemps vrai. Or on, voit sur la carte que le 3 mars, à minuit, il estI O 1 ' 39"' de temps sidéral ; si à ces I O 1 ’ 39"’ on ajoute 8 h 55“, quel'on peut prendre sans grande erreur pour des heures et minutessidérales, ou trouve que le 4 mars, à S^So'" du matin, temps vrai,il est I 9 h 3 4"’ do temps sidéral, En prenant, au bas de la carte, ladivision qui correspond à I9 h 34"', et menant par cette division uneligne droite perpendiculaire à l’équateur, on trouvera sur cette ligneles points delà sphère céleste qui passent au méridien de Paris lematin du 4 mars 4 854 , à 8 h 55"’ de temps vrai, ou à h 1 '?’’’de tempsmoyen. La planète Vénus doit donc être quelque part sur cetteligne; et comme elle n’est jamais très éloignée de l’écliptique, elledoit se trouver dans le voisinage du point où la ligne courbe quireprésente l’écliptique est rencontrée par la ligne droite dont nousvenons de parler. On voit par là qu’à cette époque, Vénus doit êtreun peu à l’orient des étoiles principales de la constellation du Sa-gittaire, ce qui permet do la trouver immédiatement dans le ciel.

§ 249. Zodiaque. — Nous venons do dire que les planètesvisibles à l’œil nu ne s'écartentjamais beaucoup de l'écliptique.

Les anciens avaient observé queleur distance à ce grand cer-cle, d'un côté ou de l'autre, nedépassait jamais 8 degrés; ensorte que, si l’on imagine unezone enveloppant la spbère toutle long de l’écliptique, et s'éten-dant de part et d'autre de cecercle jusqu’à une distance de8 degrés, jig. 303, les planètesrestent toujours à son intérieur.

(’.’est à cette zone, d’une largeur• olalede 10 degrés, que les anciens ont attribué le nom d e zodiaque.

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