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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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Ô50 PLANfcTES.

Nous avons indiqué (§ 120) en quoi ronsiste la division de l'é-cliptique en douze signes, division qui a été longtemps adoptée parles astronomes. Si par chacun des points de division on mène un arcde grand cercle perpendiculaire il l'écliptique, ces douze arcs par-tageront le zodiaque en douze parties égales, qui sont ce qu'onnomme les siqnes du zodiaque. On attribue à ces signes les nomsque nous avons déjà fait connaître comme étant ceux des signes del'écliptique.

§ 250. Distinction tics ]>lstnctcs en «leux espèces — Les

planètes se meuvent sur la sphère céleste en restant toujours dansle voisinage de l'écliptique, et parcourant successivement les di-verses régions du ciel que traverse ce grand cercle. Mais elles neconservent pas constamment la mémo position par rapport nu so-leil : tantôt elles se rapprochent de lui, tantôt elles s'en éloignent ;elles se placent, tantôt à l'orient, tantôt à l'occident de cet astre,lin examinant pondant un certain temps les diverses positionsqu elles prennent ainsi relativement au soleil, on reconnaît qu'ellesne se comportent’ji.is toutcs.de môme : les unes ne s'éloignent ja-mais de cet astre au delà de certaines limites, et lorsqu'elles ontatteint ces limites, elles commencent à sc rapprocher do lui ; lesautres, au contraire, s'en éloignent à toute distance, jusqu'à se pla-cer de temps à autre au point de la sphère qui lui est diamétrale-ment opposé. Les planètes de la première espèce, celles dont ladistance an soleil reste toujours comprise entre des limites fixes,sont ce qu'on nomme les planètes inférieures ; les autres sont dési-gnées sous le nom de planètes supérieures.

Parmi les planètes connues des anciens, il - y'en a (leux infé-rieures: ce sont Mercure et Vénus. Les trois autres, Mars, Jupiteret Saturne, sont des planètes supérieures.

251 . Mouvement apparent «les plané os i»ferieures,—

Si l'on observe Vénus à une époque convenablement choisie, on lavoit le soir, peu de temps après le coucher du soleil, dans la régiondu ciel qui avoisine le point de l'horizon où le soleil a disparu. Ellese montre comme une des plus brillantes étoiles du lirmament.Bientôt le mouvement diurne du ciel, auquel la planète participecomme tous les autres astres, l'amène elle-même jusqu a l'horizon, etelle disparaît à son tour. Les jours suivants, on voit encore Vénus àla môme heure, et dans la mémo région du ciel : mais elle parait deplus en plus éloignée du point de l'horizon oii le soleil s'est couché,et elle se couche elle-même déplus en plus tard. Il y a, sous ce rap-port, de l’analogie entre les apparences que présente le mouvementdo Vénus sur la sphère, et celles du mouvement de la lune à partir