MOUVRAIENT APPARENT DES PLANÈTES INFÉRIEURES. 451d’une nouvellelune (§ I 95) ; cependant il existe entre ces deux mou-vements une différence essentielle qu’il faut signaler : c’est que lechangement qu'on observe d’un jour au lendemain, dans la posi-tion de l’astre par rapport à l’horizon, après le coucher du soleil,est beaucoup moins sensible pour Vénus que pour la lune.
Ces apparences résultent évidemment de ce que la planète, situéeà l’est du soleil sur la sphère céleste, s’éloigne de plus en plus dolui, en s’avançant vers l’orient. Au bout de quelque temps, Vénuscesse do s’éloigner du soleil, et commence au contraire à s’en rap-procher peu à peu ; en sorte que l'on continue à la voir le soir, unpeu après le coucher du soleil, mais dans des positions de plus enplus voisines du point de l’horizon où le soleil a disparu. Bientôt laplanète se trouve si près du soleil qu'on ne peut plus la voir ; lorsquela lueur crépusculaires’estassez affaiblie pour queVénus puisse êtreaperçue, cette planète s’est déjà abaissée au-dessous de l'horizon.
Après quelques jours, pendant lesquels Vénus ne peut pas êtreaperçue, on peut l’observer de nouveau, mais à l’ouest du soleil.Alors on la voit le matin, du côté de l’orient, quelque temps avantle lever de cet astre; car, en vertu de la nouvelle position qu’elleoccupe sur la sphère,.elle se lève et se couche avant lui. En l’ob-servant pendant un assez grand nombre de jours successifs, lematin, peu de temps avant le lever du soleil, on reconnaît qu’elles’éloigne de cet astre vers l'occident; on la voit de plus en plusloin du point de l’horizon où il va se lover. Bientôt sa distance ausoleil n’augmente [dus, et elle commence à se rapprocher de lui peuà peu; on la voit toujours le matin, avant le lever du soleil, maiselle se trouve dans des positions de plus en plus voisines du pointoù cet astre doit apparaître au bout de quelques instants.
Enfin la planète se rapproche tellement du soleil, qu'on cesse dela voir pendant plusieurs jours. Lorsqu'on l'aperçoit de nouveau,elle se retrouve à l’est du soleil; c’est, le soir qu’elle est visible, et,à partir de là, on la voit repasser successivement par les diversespositions qu’on lui avait vu prendre précédemment. Vénus, en unmot, oscille de part et d'autre du soleil, en restant toujours à peuprès sur le grand cercle de l'écliptique. Se trouvant, à certainesépoques, à peu près dans lu direction du soleil S, fig. 304, ellemarche de S en A ; puis elle revient de A en S, dépasse le soleil S,et va de S en B : enfin elle retourne de B en S ; et à partir de là ellerecommence comme précédemment. On la voit le soir, après le cou-cher du soleil, tant qu elle est entre S et A ; on la voit, au contraire,le matin, avant le lever du soleil, tant qu’elle est entre S et B. Dansce mouvement, sa vites-’o va en diminuant tant, qu elle s’éloigne du