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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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MOUVEMENT APPARENT DES PLANÈTES SUPÉRIEURES. 465

rayon du cercle décrit par la planète, le mouvement de Mars setrouve expliqué exactement de la même manière que ceux do Vénuset Mercure.

Nous pouvons aller encore plus loin. Lorsque nous nous sommesoccupé du mouvement de Vénus, nous avons remarqué qu'aucunecirconstance du mouvement apparent de la planète ne pouvait faireconnaître les dimensions absolues des rayons de l’épicycle et du dé-férent, et que ie rapport seul de ces rayons était déterminé; nousen avons conclu que nous pouvions prendre le rayon du déférent,égal à colui de l'orbite apparente du soleil autour de la terre, et enconséquence faire coïncider constamment le centre de l'épieycle doVénus avec le soleil. Rien ne nous empêche de faire exactement lamême chose pour la planète Mars. Nous avons trouvé qu’on peut serendre compte de son mouvement apparent, en la faisant mouvoirsur un excentrique, dont le centre tourne autour de la terre de ma-nière à rester toujours sur la ligne qui joint la terre au soleil. Lesdimensions absolues de l’excentrique et du cercle que décrit soucontre n'étant nullement déterminées par les circonstances du mou-vement apparent de la planète, on .peut les choisir de telle manière(pie le centre de l’excenlrique coïncide avec le centre du soleil. Onvoit donc que le mouvement apparent de Mars, aussi bien que ceuxde Vénus et de Mercure, peut s'expliquer en admettant que la pla-nète tourne autour (lu soleil, et que cet astre, dans son mouvementannuel autour de laterre, emporteavec lui l’orbite qu’elle décrit ainsi.

, -Mars, on se mouvant autour du soleil, comme nous venons de ledire, le longduneorbite qui com-prend la terre à son intérieur, nedoit pas présenter la successiondes phases que nous présenteVénus. Quelle que soit la positionque la planète occupe sur sonoibite, nous voyons toujours lapltisgrandepartiedel'hémisphèrequ'elle tourne vers lo soleil, et quiest éclairé par cet astre. Le plandu cercle qui limite l'hémisphèreéclairé, et celui du cercle qui li-mite l’hémisphère visible de laterre, font entre eux le mêmeangle que les lignes SM, TM,f‘!I- 3 I 8, qui joignent ie soleil etla terre à la planète. Or il est facile de voir que, dans toutes les

Fig. 31 s.