SYSTEME DE PTOI.EIII E. /j(j7
môme manière qu'ils ont expliqué le mouvement de Mars ; ils ontadmis que chacune de ces planètes se meut sur un épicycle dont lecentre tourne autour do la terre sur un déférent, avec cette condi-tion que le rayon de l'épicycle passant par la planète reste toujoursparallèle à la ligne droite qui joint la terre au soleil. D'ailleurs nouspourrions répéter, pour Jupiter et Saturne, le raisonnement qui nousa permis do remplacer l'hypothèse des anciens sur le mouvement deMars, par une autre présentant plus d’analogie avec celles admisespour Yénuset Mercure. Nous en conclurons donc tout de suite que l'onpeut se rendre compte dos mouvements apparents de Jupiter et deSaturne, en admettant (pie chacune de ces deux planètes décrit uncercle autour du soleil, et que cet astre emporte leurs orbites aveclui, dans son mouvement annuel autour de la terre.
Jupiter et Saturne circulant autour du soleil dans des orbites beau-coup plus grandes que celle de Mars, ne présentent pas la moindreapparence de phases; à aucune époque de leur mouvement, leurdisque n’éprouve la légère déformation que l’on observe dans ledisque do cette dernière planète.
§ 258. Système «le Ptoièm« l c. — Les idées des anciens surle mouvement des planètes nous ont été transmises par les ouvragesde l’tolémée, astronome d'Alexandrie, qui tlorissait vers l’an J 30 denotre ère. C'est pour cela qu’on donne le nom de système de Plolë-inée à l'ensemble des hypothèses qu’ils avaient adoptées et que l’onconserva pendant longtemps sans leur apporter do modilicalion. La/ù/. 319 permet do saisir d'un seul coup d’œil l’ensemble de ce sys-tème. La terre T est placée au centre; autour d’elle se meuvent, àpeu près dans le mémo plan, les sept astres auxquels ils attri-buaient le nom de planètes, et qui sont : la lune L, Mercure m, Vé-nus V, le soleil S, Mars M, Jupiter J, et Saturne s. Nous avons vuque, pour rendre compte des principales circonstances du mouve-ment des cinq planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, et Saturne,et notamment de leurs stations et rétrogradations, on avait admisque chacune d'elles décrivait un épicyclo dont le centre parcouraitmi déférent. Nous avons dit en outre que les rayons des déférentsde Mercure et de Vénus, aboutissant aux contres des épicycles docos planètes, devaient constamment être dirigés vers le soleil ; etque les rayons menés de Mars, Jupiter, et Saturne, aux centres doleurs épicycles respectifs, devaient toujours rester parallèles à laligne qui joint la (erre au soleil. La /ù;. 319 a été construite demanière à satisfaire à ces conditions.
L’ordre dans lequel les planètes sont rangées a été déterminéd’après le temps que chacune d’elles emploie à faire le tour du