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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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DÉCOUV liRTIi DI. l.A VITESSE l)li El UJMlKlïE. 503de-son centre. Ce concours de circonstances ne permet pas de re-garder le système planétaire comme une réunion d’astres purementaccidentelle ; il nous oblige à regarder le soleil, les planètes, et leurssatellites, comme ayant une origine commune, et peut nous mettre,jusqu'à un certain point, sur la trace de la formation du système,tel qu'il existe maintenant. Nous verrons plus tard quelles sont lesidées très plausibles que Laplaco a émises à ce sujet.

’ § 278. Le système planétaire, dont nous venons d’étudier laconstitution, se trouve environné d’étoiles situées de tous les côtés.Mais ces étoiles en sont excessivement éloignées; en sorte, qu’ilforme un groupe isolé au milieu d'un espace immense dans lequelnous ne voyons aucun astre. Nous avons donné précédemmentquelques indications relativement à la distance qui nous sépare desétoiles (§ ■! 76) ; nous avons dit que la distance de la 61 e du Cygneau soleil est de plus de 595 000 fois la distance moyenne du so-leil a la terre, et l’on sait que cette étoile est une de celles quisont le moins éloignées de nous. On se fera une idée de l’isolementdu système planétaire au milieu de l’espace, en remarquant que,d’après l’échelle qui a servi à construire la figure 320 (page 471),si I on voulait y placer la 6 I e du Cygne, on devrait la mettre à unedistance de 5 950 mètres du points qui représente le soleil, c’est-à-dire à environ une lieue et demie.

Il est extrêmement probable que nous ne connaissons pas toutesles planètes qui circulent autour du soleil. On en découvrira sansdoute encore plusieurs dans la région comprise entre Mars et Ju-piter, où l’on en a tant découvert dans ces dernières années. Enoutre, il est très possible qu’il existe quelques planètes plus près dusoleil que Mercure, et plus loin que Neptune. Les unes et les autresseraient très difficiles à observer de la terre : les premières, parceque, en raison de la proximité du soleil, la vivacité de la lumièrede cet astre empêcherait de les apercevoir; les autres, parce que,en raison de leur éloignement, la lumière qu'elles reçoivent du so-leil ne serait pas suffisante pour que nous [Hissions les distinguerdans le ciel. Mais dans tous les cas, lors même qu’on étendrait leslimites du système planétaire par la découverte de quelques nou-velles planètes situées au delà de Neptune, on n'en devrait pasmoins regarder ce système comme ayant des dimensions extrême-ment petites relativement à la distance qui le sépare des étoiles lesplus voisines.

§ 279. Découverte rte la vitesse de la lumière. — C est par

l’observation des éclipses des satellites de Jupiter que Roëmer dé-couvrit la vitesse de propagation de la lumière (vers 1675). Domi-