COMÈTES PÉRIODIQUES. 5 H)
bite parabolique de la comète, fait avec la même parallèle à la lignedes équinoxes; 4° la distance périhélie, c’est-à-dire la distance dusommet de la parabole au centre du soleil, évaluée en prenant ladistance moyenne du soleil à la terre pour unité ; 5° enfin, l’époqueprécise du passage de la comète par son périhélie. Les calculs quifournissent ces divers résultats font connaître en outre le sens dumouvement de la comète autour du soleil, sens qui est tantôt direct,tantôt rétrograde.
Les éléments du mouvement parabolique d'une comète, rectifiésde manière à satisfaire autant que possible aux diverses observa-tions qui ont été faites pendant toute la durée de son apparition,sont inscrits dans un recueil nommé Catalogue des comètes. CeCatalogue contient actuellement les éléments d’environ six centscomètes. Chaque année le nombre en est augmenté en moyenne detrois ou quatre; l’année 1 846, à elle seule, en a fourni huit. Parmices comètes que les astronomes observent, et dont ils enregistrentles éléments, il n’y en a qu'un assez petit nombre qui soient visiblesà l'œil nu ; les autres ne peuvent être aperçues qu’à l’aide des lu-nettes ou des télescopes dont les observatoires sont munis. Grâceau progrès des sciences, la frayeur qu’inspirait l'apparition descomètes visibles pour tout le monde a complètement disparu; cesastres n’inspirent plus maintenant qu'un sentiment de curiosité.
§ 283. Comètes périodi«|ues. — Si une comète décrit enréalité une ellipse dont un des foyers est au centre du soleil, ondoit la revoir périodiquement chaque fois que, dans ses révolutionssuccessives, elle vient passer dans le voisinage de ce foyer. Ilexiste un certain nombre de comètes que l’on a ainsi observées plu-sieurs fois, à des époques différentes; on leur donne le nom decomètes périodiques. *
L’aspect particulier que présente une comète ne peut pas servirà faire voir si cette comète est la même qu’une de celles que l’on aobservées antérieurement. Cet aspect est tellement variable, quesouvent, à quelques jours d’intervalle, une comète est toute diffé-rente de ce quelle était d’abord. Il est donc de toute impossibilitéde baser la moindre induction sur ce que deux comètes, observéesà deux époques distinctes, ont ou n’ont pas do ressemblance l’uneavec l'autre.
Ce n’est que par la forme et la position de l’orbite que décrit unecomète, que l’on peut voir si elle est identique avec une de cellesqui ont déjà été observées. Pour cela, on compare les éléments deson mouvement parabolique à ceux que renferme le Catalogue descomètes. Si l’on trouve, dans ce Catalogue, une comète dont les