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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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DÉCOUVERTE DF, FA GRAVITATION UNIVERSELLE. 53.')planète à aller de A en E. Ce qui a lieu dans le cas où la force agitpar intermittence, aura lieu encore quand on supposera que la forceagit d'une manière continue. On peut donc dire, d’après tout ce quiprécède, que, d'une part, si la force qui agit sur une planète estconstamment dirigée vers le soleil, les aires décrites par la lignedroite qui joint la planète au soleil sont proportionnelles aux tempsemployés à les décrire; et d’une autro part, si la force qui agit surla planète n'est pas dirigée vers le soleil, la proportionnalité de .ces aires aux temps correspondants n’existe pas. La deuxième loide Kepler entraîne donc nécessairement cotte conséquence, que laforce à laquelle chaque planète est soumise est dirigée constam-ment suivant la ligne droite qui joint la planète au soleil.

Dans les raisonnements précédents, nous avons admis implicite-ment que la force agissant suivant la ligne qui joint la planète ausoleil était dirigée vers ce dernier astre, c’est-à-dire tendait à rap-procher la planète du soleil. 11 est aisé de voir que le sens danslequel la force agit n’a pas d'influence sur le résultat auquel noussommes arrivés. Que la force tende à diminuer ou à augmenter ladistance de la planète au soleil, peu importe: pourvu qu'elle soitdirigée suivant la ligne droite qui joint ces deux corps, les airesdécrites par la planète autour du soleil sont toujours proportion-nelles aux temps employés à les décrire. Le sens de l'action delàforce ne se manifeste que parle côté vers lequel l’orbite décrite parla planète tourne sa concavité. Si la force tend à rapprocher la pla-nète du soleil, la concavité de la courbe décrite par la planète estévidemment tournée vers le soleil ; si au contraire la force tend àéloigner la planète du soleil, la convexité de l’orbite est tournéevers ce dernier astre. L’observation indiquant que c’est le premierde ces deux cas qui a lieu, on en'conclut que la force qui agit surla planète tend à la rapprocher du soleil, comme nous l’avions sup-posé tout d’abord.

§ 289. Le résultat auquel nous venons de parvenir, en nousappuyant sur la deuxième loi de Kepler, est la seule conséquencequ’on puisse tirer de cette loi. La proportionnalité des aires décritesparla ligne droite qui joint une planète au soleil, aux temps em-ployés à les décrire, nous a fait connaître quelle est à chaqueinstant la direction de la force qui agit sur la planète; mais ellene peut rien nous indiquer sur la manière dont varie l'intensité decette force, d'un instant à un autre. Que la force agissant sur laplanète ait une grandeur constante ou variable, qu'elle aille enaugmentant ou en diminuant, qu’elle varie lentement ou rapide-ment, qu’elle agisse d’une manière continue ou discontinue, peu