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feclue sensiblement suivant un parallèle de la sphère céleste. L'axede la surface ellipsoïdale de la mer se déplace donc en décrivantune surface conique passant par ce parallèle, c’est-à-dire que lesdeux sommets de l’ellipsoïde parcourent chacun un parallèle de laterre, ces deux parallèles étant situés de part et d’autre de l'équa-teur et à égale distance de ce grand cercle. En examinant ce quidoit en résulter dans les divers lieux de la terre, on voit que la merdoit encore s’élever et s’abaisser deux fois pendant que la lune dé-crit le parallèle céleste sur lequel elle se trouve. L’oscillation de sasurface, pour un point de l’équateur terrestre, s’effectue exacte-ment de môme que dans le cas où la déclinaison de la lune estnulle, si ce n’est que son amplitude est moins grande. Pour un pointde la terre qui n’est pas sur l’équateur, les deux hautes mers quise produisent chaque jour ne sont pas les mêmes ; la hauteurqu'atteint la surface de la mer, lorsque la lune passe au méridienau-dessus de l'horizon, est différente de celle qu’elle atteint lorsquecet astre passe au méridien au-dessous de l'horizon. Aux pôles, l’os-cillation de la surface de la mer se réduit encore à zéro.
Le soleil exerce sur les eaux de la mer une action analogue à l'ac-tion de la lune ; mais, quoique sa masse soit extrêmement grandepar rapport à la masse de la lune, son influence sur les oscillationsdes eaux de la mer est plus faible que celle du satellite de la terre,parce qu'il est à une distance de la terre beaucoup plus grande quela distance de la terre à la lune. En tenant compte de ces deuxcirconstances relatives à la masse et à la distance, on trouve quel’effet produit par le soleil doit être à celui que produit la lunedans le rapport de I à 2,05. Mais, sauf cette différence dans l'in-tensité des actions des deux astres, le soleil doit occasionner desoscillations de la surface de la mer présentant exactement les mê-mes particularités que celles que produit la lune.
Le soleil et la lune agissant en même temps sur la mer, chacunde ces deux astres produit le même effet que s’il agissait seul ; lesoscillations dues à l'action du soleil se combinent avec celles queproduit la lune, et il en résulte pour la surface de la mer un mou-vement complexe, dont il nous est facile d’indiquer les principalescirconstances. Supposons quo les déclinaisons du soleil et de la lunesoient nulles, en sorte quo, en vertu du mouvement diurne, l'unet l’autre se meuvent autour de là terre sans sortir du plan de sonéquateur; si la lune est en conjonction, les axes des ellipsoïdesdus aux actions isolées de la lune et du soleil sur les eaux de lamer sont dirigés suivant la même ligne droite ; les effets dus àchacun des deux astres s’ajoutent, et il en résulte une oscillation