568 GRAVITATION UNIVERSELLE,
mier quartier, la pleine mer arrivera de nouveau à l’instant dupassage de la lune au méridien; et l’amplitude de l'oscillation de lamer se réduira à 0 m ,26. Après le premier quartier, l’amplitude del’oscillation augmentera continuellement, et la pleine mer n’arriveraplus qu’un peu après le passage de la lune au méridien, linûn,lors de la pleine lune, la haute mer arrivera de nouveau à l'instantdu passage de la lune au méridien ; et la différence de niveau de lahaute mer et de la basse mer redeviendra égale à 0 m ,7i. A partirde là, pendant la seconde moitié de la lunaison, les choses se pas-seront exactement de la même manière que pendant la premièremoitié.
Dans ce même cas, où les déclinaisons du soleil et de la lunerestent constamment nulles, l'oscillation de la surface de la mer, enun lieu quelconque non situé sur l’équateur, doit présenter successi-vement des circonstances entièrement pareilles à celles que nous ve-nons d’indiquer ; si ce n’est que l’intensité du phénomène est moinsprononcée, et d’autant moins que la latitude du lieu est plus grande.Aux pôles, la surface de la mer doit rester absolument immobile.
Si enfin nous ne supposons plus que les déclinaisons du soleil et dela lune restent toujours nulles, afin de rentrer dans la réalité, nousverrons que le mouvement oscillatoire de la surface de la mer secompliquera, tout en s’effectuant encore dans son ensemble à peuprès comme nous venons de l’indiquer. Les déclinaisons du soloilet de la lune, tantôt grandes, tantôt petites, tant boréales, tantôtaustrales, donneront lieu surtout à dos différences entre les deuxmarées d’un môme jour, pour tout point dont la latitude n’est pasnulle, ainsi que cela avait lieu déjà dans le cas où nous ne considé-rions que l’action de la lune sur les eaux de la mer. La variationdes distances de la lune et du soleil à la terre, en apportant desvariations correspondantes dans les intensités de leurs actions surles eaux de la mer, vient encore compliquer le phénomène. Maisau milieu de toutes ces complications, le mouvement de la surfacede la mer est toujours réglé sur le mouvement diurne de la lune au-tour de la terre ; la pleine mer arrive chaque jour à l’instant mêmedu passage de la lune au méridien, ou bien un peu avant ou un peuaprèsce passage ; etcomme le temps qui s’écoule outre deux passagessuccessifs de la lune au méridien, au-dessus del’horizon, est moyen-nement de 24 1 ' 50“, il s’ensuit que l’intervalle de temps compris en-tre deux pleines mers consécutives a une valeur moyenne de 1 2 I, 25"'.
§ 309. Lo phénomène des marées, tel qu’on l’observe sur lesbords de la mer, a une très grande analogie avec le mouvementoscillatoire dont nous venons d’indiquer rapidement les principales