ÉTOILES TEMPORAIRES. 595
On peut encore citer parmi les étoiles périodiques, S de Cëphée,qui varie de la 3 e à la 5 e grandeur, et dont la période est de 5-» 8 11 37 nl ;
6 de la Lyre, qui varie de la 3 e à la 5 e grandeur, et dont la périodeest de 6 j 9 11 0 m ; n d ’Antinoüs , qui varie de la 4 e à la 5 e grandeur,et dont la période est de a <¥Hercule, qui varie de la
3 e à la 4' grandeur, et dont la période est de 60' 6 h ; ^ du Cygne, quivarie de la 6 e à la 11 e grandeur, et dont la période est de 396 j 21la 34 e du Cygne, qui est tantôt de 6 e grandeur, tantôt complète-ment invisible, et dont la période est de 1 8 ans.
On a cherché à expliquer le changement périodique d’éclatqu’éprouvent les étoiles dont nous venons de parler, en admettant,ou bien que ces étoiles tournent sur elles-mêmes, et nous montrentainsi successivement des parties de leurs surfaces qui ne sont paségalement brillantes, ou bien qu’elles sont environnées de satellitesqui circulent autour d’elles et qui viennent de temps en tempss’interposer entre elles et nous, de manière à produire de véritableséclipses. Mais ce ne sont là que de simples conjectures, auxquelleson ne doit attacher que peu d’importance.
§ 323. Étoiles temporaires. — Le soir du 11 novembre 1872,Tycho-Brahé, sortant de son observatoire d’Uranibourg , pour re-tourner chez lui, rencontra un groupe de personnes occupées àregarder dans le ciel une étoile d’un éclat très vif. Cette étoile setrouvait dans la constellation de Cassiopée, à une place où il n’enavait pas existé jusque-là ; et il est certain que, si elle eût été visibleune demi-heure auparavant, Tycho-Brahé l’eût aperçue de sonobservatoire : son apparition avait donc été tout à fait brusque . etelle avait acquis en quelques instants un éclat comparable à celuide Sirius. A partir de là, son éclat alla en augmentant jusqu’à sur-passer celui de Jupiter en opposition , et elle devint même visibleen plein jour. Au bout d’un mois, en décembre 1 572, elle commença’a décroître progressivement, et au mois de mars 1574, elle avaitcomplètement disparu. Pendant tout le temps qu’on put la voir, elleconserva une position invariable par rapport aux étoiles voisines.
Cette étoile de 1572 est loin d’être le seul exemple de ce genre.Nous pouvons citer entre autres l’étoile qui se montra subitementdans le ciel, en 125 avant Jésus-Christ, et qui, ayant fixé l’atten-tion d'Hipparque, fut la cause qu’il entreprit son catalogue d’étoiles;une étoile qui parut en l’an 389, près de a de l’Aigle, qui eut, pen-dant trois semaines, un éclat pareil à celui de Vénus, et qui dis-parut ensuite entièrement; une étoile très brillante que l’on aperçutle 1 0 octobre 1604 dans la constellation du Serpentaire, et qui restavisible pendant un an. Une étoile de 3 e grandeur parut en 1670