( >18 NÉBULEUSES.
Mtr son contour successivement différents anneaux de matière né-buleuse, et finir par former une planète tournant sur elle-même dansle sens dans lequel elle se meut autour du soleil ; quant aux an-neaux, en se comportant comme ceux que la nébuleuse principaleavait elle mémo abandonnés, ils ont pu donner naissance aux satel-lites de cette, planète. Quelques-uns de ces anneaux ont pu acci-dentellement présenter une régularité tout exceptionnelle , et parsuite conserver leur forme primitive jusqu'à l'époque actuelle; lesanneaux de Saturne trouvent donc par là leur explication toutenaturelle.
La matière qui s’est réunie à une certaine distance d une planètepour former un satellite, a dû s’allonger dans le sens de la lignequi la joignait à sa planète, de même que l’action de la lune dé-termine un allongement de la surface de la mer, suivant la lignequi va de la terre à la lune. Cet allongement du satellite, encore àl'état tluide, beaucoup plus grand que celui auquel nous venonsde le comparer, a dû donner au satellite une tendance à tournertoujours les mêmes points de sa surface vers le centre de la pla-nète. Ainsi s’explique Irès simplement celte circonstance remar-quable que présente la lune, et que Herschel a cru retrouver dansles satellites de Jupiter. j
On voit que l'hypothèse émise par Laplace, sur l'origine et laformation de notre système planétaire, rend parfaitement comptede toutes les particularités qui le caractérisent. Coïncidence presquecomplète des plans des orbites des planètes, petitesse des excen-tricités de ces orbites, identité de sens des mouvements de relationet de révolution de tous les corps du système, tout s’explique de lamanière la plus naturelle et conformément aux lois do la mécanique.
Dans cette hypothèse, le corps d’une planète formée par lescondensations dont nous avons parlé a dû être tout d'abord unemasse liquide affectant la forme d’un sphéroïde aplati dans le sensde son axe de rotation, et environnée d’une atmosphère, reste dela nébuleuse qui lui a donné naissance. Cette masse liquide, encontinuant à se refroidir, s’est solidifiée peu à peu sur toute sa sur-face. La croûte solide qui en est résultée s’est ensuite déformée _
insensiblement, et a fini par se briser successivement dans diversesparties, en raison de la diminution progressive du volume duliquide qui restait à son intérieur, par suite de l'abaissement conti-nuel de sa température. En même temps, si l'atmosphère contenaitune grande quantité de vapeur d’eau , cetle vapeur devait fournirpar sa condensation des masses d’eau énormes, dont la présencesur la surface de la croûte solide occasionnait des dégradations de