61
PREMIÈRE PARTIE.
Cette propriété appartient à toutes les surfaces de révolution.
Les sections coniques sont : l’ellipse, la parabole et l’hyper-bole.
I. L 'ellipse est une courbe fermée de toutes parts et obtenueen coupant une nappe par un plan oblique à l’axe qui traversecette nappe.
On démontre qu’il existe dans l’ellipse deux points remar-quables tels que la somme de leurs distances à un point quel-conque de la courbe est constante.
On part de cette définition pour établir les diverses proprié-tés de l’ellipse.
Les deux points remarquables sont nommés foyers, et leursdistances à la courbe sont appelées rayons vecteurs (*).
Deux ellipses ne diffèrent, quant à la forme, que par leursexcentricités : on nomme excentricité d’une ellipse le rapportde la distance focale à la somme constante des deux rayonsvecteurs.
Une ellipse étant tracée on peut trouver son centre, ses axes,ses foyers, son excentricité et son aire.
Fie- 13.
i° Trouver le centre. Si l’ellipse est entièrement tracée, onjoint les milieux de deux cordes parallèles, ce qui donne lediamètre AB dont le milieu O est le centre de la courbe.
Si l’ellipse n’est tracée qu’en partie, on mène deux diamètresau moyen de deux systèmes de cordes parallèles, et l’intersec-tion de ces deux diamètres est le centre de l’ellipse.
2° Trouver les axes. On décrit un demi-cercle EMG sur undiamètre quelconque EG de l’ellipse, on joint le point d’inter-section M aux extrémités de ce diamètre, ce qui donne les deuxcordes ME et MG perpendiculaires entre elles; puis on obtient
(*) La langenle à l'ellipse fait des angles égaux avec les rayons vecteursmenés au point de contact, ce qui permet de construire celte tangente.