EXERCICES ET PROBLEMES DIVERS.
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AB deux angles qui semblent être supplémentaires. Dès lofs,en admettant avec les astronomes que o",i soit la limite del’erreur dont la mesure d’un angle soit susceptible, l’angle AEBétant une grandeur de même ordre que l’erreur commise dansla mesure de chacun des angles A et B, la détermination decet angle est impossible.
Cela tient évidemment à ce que la base que nous pouvonsprendre sur la terre n’est pas assez grande pour nous permettred’apprécier l’angle AEB, car une étoile n’étant pas à une dis-tance infinie, cet angle n’est pas nul.
Mais où trouver une base plus grande que le diamètre de laterre ? La terre elle-même va nous la fournir.
Dans son mouvement autour du soleil elle transporte l’ob-servateur d’un bout à l’autre d’une base de 76 000 000 lieues,distance double de la distance moyenne de la terre au soleil.En effet, soient T la position de la terre sur son orbite vers le1 er janvier (fig. 00) et T'sa position diamétralement opposée, à
Fig. 60.
T
r
six mois d’intervalle, vers le 1 er juillet; l’observateur prendpour base TT'= 76 000 000 lieues, base assez grande pourqu’en mesurant avec toute la précision possible les anglesT'TE et TT'E, il en résulte pour l’angle TET' une valeur donton peut répondre. En appliquant la méthode à diverses étoiles,les astronomes ont toujours trouvé pour l’angle TET' une va-leur moindre que deux secondes.
D’après cela, l’angle SET' que l’on nomme la parallaxe an-nuelle de l’étoile E et qui vaut sensiblement la moitié de TET',vaut moins d’une seconde; et si l’on désigne par A l’hypoté-nuse ET' du triangle EST' que Ton peut considérer commeétant rectangle en S, il vient