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Grammaire et logique mathématiques élémentaires : A,B,C de l'X : suivies d'exercices choisis et de notices biographiques sur les géomètres et les astronomes illustres depuis Thalès jusqu' à Biot / par Ch. Redouly
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DEUXIÈME PARTIE.

d < A sin i"

or d étant pris pour unité ;

d’où nd

A>

d

arc i

arc i" V ' 180.60.60/ <l uantiléplus grande que 206 265 ; donc la distance limite en-deçà delaquelle il n’y a très-probablement aucune étoile est supérieureà 206265 fois la distance du soleil à la terre; c’est-à-direqu’elle a plus de 38 000 000 x 206 265 ou plus de huit millionsde millions de lieues.

N. B. — Vous concevez, lecteur, une sphère concentriqueà la terre et dont le rayon vaut huit millions de millions delieues. Eh bien ! il n’y a pas, suivant les astronomes, une seuleétoile dans cette sphère; et la lumière qui met 8 minutes 18se-condes pour nous venir du soleil mettrait plus de six ans pourparcourir le diamètre d’une telle sphère, malgré l’immensevitesse de 77 000 lieues par seconde.

Il résulte de là que nous pouvons voir, grâce aux derniersjets de ces sources de lumière, des étoiles ou des soleils quiviennent de s’éteindre, quelques années encore après leur ex-tinction. Enfin, si par impossible la sphère étoilée tout entières’éteignait ce soir, nous la verrions briller les jours suivantsavec un éclat qui s’affaiblirait à la longue au fur et à mesureque les rayons des globes en apparence lumineux, mais en réa-lité privés de lumière, éblouiraient nos yeux pour la dernièrefois après avoir franchi les profondeurs de l’espace.

Certes, on peut conclure de là que les dimensions de la terresont infiniment petites par rapport à ses distances aux étoiles!

En effet, non-seulement la moindre de ces distances vaut aumoins 5ooooooooo de rayons terrestres; l’invariabilité de ladistance angulaire de deux étoiles convenues, en quelque lieude la terre qu’on fasse l’observation, est encore une preuveque la terre peut être considérée comme un point par rapportaux distances linéaires qui nous séparent des étoiles. (*)

(*) Dans cette formule arcl" remplace sin -1 ", d exprime la distance

moyenne de la terre au soleil, et la distance limite, en-deçà de la-

J arcl

quelle il n’y a pas une seule étoile, suivant une probabilité fondée sur l’ex-périence.