NOTICES BIOGRAPHIQUES.
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qui seraient tentés de nous répondre par ce mot d’Horace :laudator temporis acti ,—dix Cincinnatus ne valent pas aujour-d’hui un seul Lucullus; et si quelque Rousseau futur s’avise decomposer une prosopopée, elle ne lui sera pas inspirée par unFabricius de nos jours; mais laissons là l’histoire ancienne; ilfaut être de son temps.
On prêche encore le mépris des richesses ; on peut s’écriercomme le P. Lacordaire : « La croix est le sceptre du pauvre ;c’est aussi le dernierque porte la main des rois!» mais l’imagesemble si triste à ceux qui ne peuvent vivre sans luxe danscette vallée de larmes, qu’ils lui préfèrent cette autre figure dumême prédicateur: «La justice et la miséricorde de Dieu sontdeux parallèles qui peuvent s’unir par une sécante appelée lerepentir. » Si celle-ci, à laquelle Legendre n’aurait jamaispensé, est assez ingénieuse pour faire comprendre commentse concilient la justice et la miséricorde divine, c’est un pro-grès. Enfin puisqu’il n’est pas défendu d’employer tous lesmoyens imaginables pour appuyer une assertion, nous dironsau lecteur : vous vous représentez sans peine une ligne droitelongeant une ligne courbe illimitée, avec cette conditionqu’elle s’en rapproche continuellement sans pouvoir jamaisl’atteindre. Eh bien! celte droite nommée asymptote (’) estla route du progrès, et cette courbe appelée hyperbole estl’image de la perfection; or la perfection n’étant pas l’apa-nage de la créature, tout ce qu’on peut accorder au genrehumain, c’est qu’il tend vers elle, abstraction faite des événe-ments qui le déroutent, comme l’asymptote tend vers l’hyper-bole. Le dirai-je? Le signe de la croix -f qui est en algèbre lesigne de l’addition nous semble être le symbole du progrès;et nous voyons celui de la réaction dans le signe de la sous-traction —.
Enfin, dans un moment donné, la somme algébrique despas en avant et des reculades peut être positive ou négative, ou (*)
(*) Quand Chateaubriand, de poétique mémoire, tire de la définitiondes asymptotes cette conséquence qu’il y a des mystères dans les mathé-matiques , cela prouve seulement qu’il n’avait pas bien étudié la théoriedes asymptotes.