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2 (1882) Mémoires et notices : insérés dans les collections académiques et les revues / par J.C. Houzeau et A. Lancaster
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exclusivement d’une science à la fois, et que l’on évite le double emploi quirésulterait de l’empiétement des différents domaines les uns sur les autres.

Ainsi, pour préciser davantage, on a exclu d’abord toute la géodésie,qui forme une science par elle-même. On ne trouvera donc dans notreBibliographie rien de ce qui se rattache aux mesures d’arcs des méridiensou des parallèles terrestres, non plus qu’aux longueurs du pendule. Mais ona conservé le déplacement du plan du pendule par l’effet de la rotation denotre globe, parce que ce phénomène a un caractère essentiellement astrono-mique, et qu’il s’agit là de la Terre comme corps céleste.

De même, les mesures ou les calculs de l’aplatissement de notre globe,déterminé par les moyens de la géodésie, appartiennent évidemment à cettescience connexe, et nous les avons exclus ; tandis que nous avons conservéles déterminations de l’aplatissement terrestre qui reposent sur des consi-dérations astronomiques, par exemple sur l’observation des occultationsd’étoiles, ou sur les inégalités du mouvement de la Lune.

Les travaux exécutés en vue de déterminer, à la surface de la Terre, lescoordonnées géographiques des divers lieux, bien qu’ils reposent danscertains cas sur l'emploi d’observations astronomiques, sont cependantuniquement destinés aux géographes, et n’intéressent pas plus l’astronomeque si les résultats eussent été obtenus par des méthodes géodésiques. On adonc exclu la plupart des notices destinées à rapporter des données de cegenre. On conservera seulement, dans le vol. III, celles qui se rapportent àla détermination des positions géographiques d’observatoires, parce que lesmesures astronomiques prises dans ces établissements ne peuvent souventêtre utilisées qu’au tant que l’on connaisse ces éléments.

Quant aux méthodes elles-mêmes, employées pour trouver la latitudeou la longitude géographique d’un lieu par des observations célestes, ellestrouvent naturellement leur place dans notre cadre. Il en est de même de ladescription des instruments d’astronomie, dans un sens général. Au con-traire, ce qui regarde les détails mécaniques de la construction et de lagraduation de ces instruments, le polissage des miroirs ou des verres, lacomposition et le réglage des horloges, les conditions mathématiques del’achromatisme des lentilles, doivent manifestement rentrer dans d’autresbranches. Mais la description particulière d’un instrument donné, installédans un observatoire désigné, intéresse évidemment l’astronome, puisqu’ils’agit des dispositions et de l’usage d’un appareil avec lequel certainesobservations sont recueillies. Aussi ces descriptions spéciales figureront-elles au tome III, avec les différents détails qui concernent les Observatoires.

L’objet de cet ouvrage étant de fournir aux astronomes des élémentsd’étude et de recherche, susceptibles de les aider dans leurs travaux, nousn’avons pas cru devoir y comprendre les livres ou les pièces diverses, dans