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2 (1882) Mémoires et notices : insérés dans les collections académiques et les revues / par J.C. Houzeau et A. Lancaster
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Mais la plupart des analyses publiées dans les journaux scientifiques n’ontpas cette importance, et l’on aimera mieux en trouver la mention à la suitede l’ouvrage dont elles rendent compte, plutôt que les voir érigées enmémoires distincts et indépendants.

Le caractère des journaux que nous avons dépouillés nous aurait per-mis de multiplier, dans une proportion considérable, le nombre des analysessommaires et des comptes-rendus superficiels. Nous avons cru qu’il y avaitici une limite, à laquelle on devait s’arrêter. Il aurait été superflu et beau-coup plus encombrant que profitable, de renvoyer aux mentions plus oumoins incomplètes de certaines observations, de certaines découvertes, dansdes recueils où elles ne parviennent que de seconde ou de troisième main.

Ces notices peuvent être utiles à la diffusion des faits astronomiques ;elles peuvent être pleines d’intérêt pour une classe fort nombreuse delecteurs. Mais l’astronome préfère les sources plus directes et plus sûres quine font jamais défaut autour de lui. La découverte des satellites de Mars,par exemple, et les premières observations de ces petits corps, figurent dansdes centaines de journaux consacrés les uns aux sciences, les autres à l’en-seignement, les autres même à la littérature ou à la politique. A quoi eût-ilété bon de surcharger notre ouvrage en cataloguant ces centaines de repro-ductions ? Ce qui intéresse l’astronome, c’est le document original, puis sestranscriptions immédiates dans les principaux recueils spéciaux. Au-delà deces indications, on ne produirait pas d’autre résultat que de l’encombrement.

On pourra donc nous dire, nous montrer, qu’outre les reproductions quenous avons notées, il en existe d’autres, parfois beaucoup d’autres, dans desrevues ou des journaux que nous ne citons pas. Mais nous venons de répondred’avance à ces critiques. C’est avec intention que ces reproductions sontomises. Est-ce jamais, par exemple, à une publication populaire comme leJournal du Ciel , ou aux immenses feuillets du Times de Londres, qu’unastronome recourra pour consulter une observation sérieuse faite à Paris, àGreenwich, ou à "Washington ?

Ce que nous disons ici des reproductions s'applique avec encore plus deraison aux analyses. Une foule de travaux sont présentés à des corps savants,et l’on en trouve un écho dans les nombreux journaux ou revues qui rendentcompte des séances de ces académies ou de ces sociétés. Ainsi, en Angleterre,1 'Astronomical Register et The Observatory donnent, chaque mois, le som-maire des travaux présentés à la Société Astronomique. On ne pouvait songerà faire de ces mentions l’objet de références, toujours semblables, et sansutilité pour le travailleur.

En France, chaque fois qu’un article d’astronomie est présenté à l’Aca-démie des Sciences, la plupart des revues et des journaux qui rendent comptedes séances de l’Institut en font mention. Mais aurions-nous rendu service

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