LXIV
Il serait d’ailleurs superflu d’ajouter que, dans quelques cas où uneanalyse d’ouvrage s’élevait à la hauteur d’un travail original, soit par lesvues nouvelles quelle contenait, soit par l’importance du sujet, nous l’avonsmentionnée dans le présent volume, comme article indépendant.
Nous devons encore prémunir le lecteur contre une autre source decritique et de plainte. Il arrivera de rencontrer dans des ouvrages d’ailleursfort recommandables, l’indication de sources qu’on ne réussira pas à trouverdans notre volume. Mais, en pareil cas, nous prions le lecteur de s’assurerau préalable que l’indication donnée par l’auteur d’où l’on extrait le titre, estcorrecte. On sait combien il se glisse d’erreurs et de négligences dans lescitations. Souvent l’auteur n’attache d’importance qu’au nom de son autorité,d’autres fois à la collection où le travail auquel il renvoie est publié. Il neprend pas le même soin à rapporter le titre du mémoire ; il se trompe sur levolume ou sur l’année. Ces inexactitudes sont encore plus fréquentes lors-qu’on se borne à indiquer la référence de seconde ou de troisième main. Lessources sont ainsi défigurées, dans un grand nombre de citations, auxquellesles auteurs n’attachent pas d’importance bibliographique, au point d’êtreméconnaissables. Il ne faut donc pas se hâter de considérer, dans notreBibliographie, comme un oubli ou une lacune,ce qui n’est dû qu’à la dispari-tion d’un titre vicieux ou à la correction d’une erreur. Il y a des citations quise reproduisent d’ouvrage en ouvrage, et qui sont entièrement illusoires.
Nous parlons ici de références dans des ouvrages qui n’ont aucuncaractère bibliographique. Mais il ne faudrait pas toujours se fier d’unemanière absolue aux bibliographies elles-mêmes. Celles-ci font quelquefoisconfusion entre des titres et des sous-titres. Elles commettent aussi devéritables erreurs. Il y a, en petit nombre il est vrai, des incorrectionsgraves jusque dans le Catalogue ofscientificpapers, et même dans les deuxparties du Catalogue de Poulkova (1860 et 1880), dont le mérite général estcependant incontestable.
Nous ne prétendons pas que des erreurs semblables n’aient pu égale-ment se glisser dans notre travail, malgré les nombreuses comparaisons quenous avons eu le soin de faire, pour ainsi dire à chaque pas. Mais nousdemandons qu’avant de nous condamner définitivement, à l’occasion d’uneprétendue faute ou d’une lacune apparente, on s’assure si ce n’est pas notrecontradicteur qui a tort et nous qui avons raison.